Développer la flamme de la restauration

Mercredi dernier, les élèves du CAP AFAT ont organisé une soirée où ils ont préparé et servi un repas quatre services pour une soixantaine de personnes. L’occasion de se frotter au terrain et, qui sait, de trouver sa vocation.

Par Aude Perron

Avec le passage de la flamme, c’était une journée très spéciale pour la commune. C’était également le cas au restaurant d’application de l’ALP, au collège de Koné, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons. C’est la première soirée de l’année où les 18 élèves du CAP AFAT (Activités Familiales, Artisanales et Touristiques) ont été mis en situation réelle. Ils ont pu mettre en application une partie de ce qu’ils ont appris sur les métiers de la restauration depuis le début.

Et plus de ces notions qu’ils ont mises en pratique, ces jeunes, âgés de 16 à 18 ans, ont aussi appris à gérer la pression : en effet, les 60 places étaient réservées depuis belle lurette et les convives sont des habitués de ces rares soirées. Bref, il fallait tout mettre en œuvre pour être à la hauteur des attentes. 

Au menu de cette soirée à thème latino : un velouté de maïs à la mexicaine, un céviche du lagon, des fajitas au poulet et en dessert, un pudding de maïs et sorbet de citron vert à la téquila. Pour la raisonnable somme de 3400 francs, cocktail de bienvenue et bouteille de vin pour quatre inclus. De plus, un groupe de danseuses de salsa du collège était prévu pour animer la soirée.

A quelques heures du coup de feu, c’est plutôt calme. La salle est décorée et les tables sont montées. En cuisine, c’est la même chose. Il faut dire que ce sont les élèves de la 2e année du CAP – que des filles – qui sont en charge du repas. Les soirées du resto d’application, elles les ont connues l’an dernier déjà. Du coup, Etienne Barbier, chef-cuisinier et enseignant, a entièrement confiance. « Elles sont parfaitement autonomes, elles se débrouillent. Je les connais depuis un an et demi et c’est flagrant comment elles ont progressé. C’est le jour et la nuit », confie-t-il. 

L’un de ses élèves a-t-il développé la flamme pour les métiers de la restauration ? Il semble, au moins, que ce soit le cas de Anne-Sophie. La jeune fille de 17 ans a eu le déclic l’an dernier, lors de la première année de son CAP. Elle aime le travail autant en cuisine qu’en salle, l’ambiance et le contact avec les gens. Elle songe même à poursuivre dans cette voix avec un CAP cuisine ou un Bac pro en hôtellerie. Elle aura  l’occasion de confirmer ses envies lors de la deuxième soirée du restaurant d’application, prévue le 19 octobre prochain, dans le cadre de la Semaine du goût. 

Photo : A. P.

Développer la flamme de la restauration, Les Nouvelles Calédoniennes, 23 août 2011.

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