Après la cérémonie au cimetière de Nessadiou, vendredi dernier, plus d’une centaine de sympathisants se sont réunis à la Croix de Lorraine, hier matin, pour la commémoration de l’Anzac Day.
Par Aude Perron
Entre les lectures, les hymnes et les dépôts de gerbe, la cérémonie solennelle a revêtu un caractère un peu plus triste qu’à l’habitude, confie Marie-Josée Saintpierre, du consulat de Nouvelle-Zélande à Nouméa : « C’est la première fois que nous commémorons sans nos vétérans. M. Barron, qui venait chaque année, a 88 ans et il ne peut plus voyager. Mais son fils et sa famille sont venus le représenter. »
Plusieurs établissements scolaires de Nouméa étaient présents : l’école Surleau, James-Cook, les collèges Baudoux et Normandie et le lycée Jules-Garnier. Tous ayant un lien avec nos voisins, notamment à travers un projet pédagogique, labellisé par la Mission du Centenaire.
Une dizaine de professeurs en stage sur Nouméa et cinq militaires kiwis ont pris part à la commémoration qui, pour eux, va au-delà du travail de mémoire : « Pour les Néo-Zélandais et les Australiens, cette bataille [à Gallipoli, NDLR] est considérée comme fondatrice de nos nations, ajoute Marie-Josée Saintpierre. Le mot Anzac est lourd de sens. »
Photo : Thierry Perron
L’Anzac Day est toujours autant suivi sur le Caillou, Les Nouvelles Calédoniennes, 26 avril 2016.

