Le four à chaux du Rocher à la Voile a été inauguré hier matin, après cinq mois de travaux de restauration.
Par Aude Perron
« Ouvert » depuis le début du mois de mars, c’est hier que la ville, la province et les partenaires de l’opération sont allés visiter le four à chaux rénové. D’un coût de 15,5 millions de francs, cette remise en état et cette valorisation s’imposaient, selon Thibault Raffard, chef de la culture de la ville : « Le four menaçait de tomber en ruines. C’était dangereux. Maintenant, les gens peuvent savoir ce qu’il y avait ici. » En effet, ce vestige datant du XIXe siècle et faisant partie de la vingtaine de fours et briqueteries construits pendant l’époque coloniale, était livré en pâture aux brousses. Il resterait aujourd’hui trois autres fours à chaux : à Nouville, à la Pointe-Chaleix et chez un privé aux Portes-de-Fer.
Français, anglais et japonais
En plus de la restauration à proprement parler, une esplanade de 130 mètres carrés a été aménagée et un panneau indicatif en français, anglais et japonais a été installé. « Les touristes japonais apprécient ce genre d’informations, commente Marie-Josée Michel, consul honoraire du Japon, qui a fait traduire le texte. Entre vingt et trente mille touristes japonais visitent la Calédonie chaque année : il fallait le faire pour eux. »
Quant à Francis, résident à Port-Brunelet, il se promène le long de la baie et jette un œil au monument historique. « Avant, avec la végétation, on devinait seulement le fond et les deux pans de mur menaçaient de tomber. C’est plus propre comme ça. Ça manque même un peu de patine. Mais je crains que ça devienne vite sale. »
Photo : A. P.
Le patrimoine historique se refait une beauté, Les Nouvelles Calédoniennes, 1er avril 2016.

