450 emplois à prendre

Jeudi dernier, un jury compose de sous-traitants de Vavouto ont rencontré des candidats intéressés à partir en formation en Métropole. À la clé : un poste chez un sous-traitant pour KNS.

Par Aude Perron

Brigitte (nom d’emprunt) est sortie de là, en ayant l’impression d’avoir fait au mieux. « Le jury a surtout testé ma motivation à faire cette formation et m’a demandé de parler de mes projets d’avenir, explique la jeune femme de 24 ans. J’espère que je serai sélectionnée. Je le saurai mardi. » Brigitte fait partie des quelque cinquante candidats que des sous-traitants à Vavouto (SAS Vavouto, AMD, Endel, etc.) ont rencontrés dans les dernières semaines, à Koumac, Poindimié, Canala et enfin, Koné. 

C’est la MIJ qui s’est chargée de présélectionner les candidats. « Ce sont de jeunes bacheliers qui souhaitent pousser leur formation et qui ont pour projet de travailler à l’usine du Nord », explique Franck Hamou, conseiller en formation professionnelle, à la MIJ. Et en cette fin d’opération, il n’est pas insatisfait du résultat : « Les jeunes se sont généralement plutôt bien sortis de leurs tests et de leur entretien », poursuit-il.

L’épreuve consistait en un examen de deux heures pour tester la personnalité des candidats (sociabilité, maturité, etc.), leur raisonnement logique et enfin leurs connaissances. Après, ces derniers rencontraient un jury et passaient un entretien d’au moins une trentaine de minutes. Delphine Piroddi, à l’IDC- NC, s’est occupé de la gestion des tests : « Il faut bien choisir les candidats car cette formation coûte 100 millions de francs à la Province Nord et à la Nouvelle-Calédonie, fait remarquer la coordonnatrice de l’équipe des psychologues. Il ne faut pas envoyer des jeunes qui, une fois partis, vont se retrouver en difficulté. »

En effet. Car les heureux élus – 28 au total – seront formés en Métropole, pendant cinq mois : 16 en maintenance industrielle, à l’AFPA, à Lyon, et 12 en électricité et instrumentation à l’IRA, à Arles. Mais avant de les laisser partir, une remise à niveau de trois mois, notamment en maths, physique et électricité, est prévue à Bourail, dès la fin du mois d’octobre. 

A leur retour de formation, ils seront embauchés par l’un ou l’autre des sous-traitants de l’usine du Koniambo. « Le but de l’opération, c’est de maximiser l’accès des Calédoniens aux emplois de la sous-traitance, dit Pamani Siwa, directeur des opérations de redéploiement chez KNS. La sous-traitance, ce sera 450 emplois. Le marché local peut fournir pour quelques postes. Mais pour le reste, il faut faire former à l’étranger. »

Photo : A. P.

450 emplois à prendre, Les Nouvelles Calédoniennes, 10 octobre 2012.

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