A la pêche aux opportunités

Mardi soir dernier, chefs d’entreprise et patentés étaient invités par la Chambre de commerce et d’industrie à une conférence sur les opportunités à saisir dans le bâtiment, l’industrie, le commerce et les services.

Par Aude Perron

La Chambre de commerce et d’industrie attendait une trentaine de participants, mardi soir, à la salle Au Pitiri. C’est plus du double qui a assisté à sa conférence, organisée en partenariat avec la Province Nord et la Cellule Koniambo. Dans la salle, les oreilles toute ouvertes, des chefs d’entreprise, des promoteurs, des artisans et des banques, entre autres, venus découvrir les projets, les secteurs porteurs et les opportunités générées par la construction de l’usine du Koniambo. Car si le chantier tire à sa fin, « VKP est en plein essor ; le dynamisme est là », confirme Luc Bataillé, de la Cellule Koniambo.

Pour l’instant, les retombées sont estimées à quelque 48 milliards de francs. Mais ce n’est pas fini. Pour preuve, une liste de projets qui doivent voir le jour dans les cinq dernières années qui donne le vertige. Entre une cuisine centrale sur la zone Tipenga, le nouveau siège social de la Sofinor sur la zone Les Cassis/Pont-Blanc, le collège de Paiamboué, une résidence de jeunes travailleurs à la tribu de Koniambo, on en compte une dizaine, seulement pour 2013. Tout cela, c’est en prévision de l’accroissement de population sur la zone : le nombre d’habitants devrait se chiffrer à 16 000 ou 17 000 à l’horizon 2025. 

Ces perspectives et cette programmation supposent des moyens. A cet égard, la Province a un plan pluriannuel d’investissement sur 2013-2016 de l’ordre de 46 milliards de francs, dont 30 % est destiné à VKP. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes, résume Luc Bataillé. Et tout cela représente de réelles perspectives pour le secteur privé. » Des opportunités qui se retrouveront dans le prochain guichet unique que la Cellule Koniambo mettra en ligne dès janvier prochain.

Il y avait quelques ombres au tableau toutefois que certains participants n’ont pas manqué de souligner : la question du logement. Mais la Cellule croit que le marché de l’immobilier se relâchera dès l’an prochain, du fait de la fin du chantier de Vavouto et des départs qui en découleront. Autre élément qui coince : la ressource en eau qui, bientôt, s’avérera insuffisante. D’une usine de désalinisation à un barrage, toutes les solutions sont envisagées. « Ce sera probablement un mix de plusieurs solutions », croit Luc Bataillé.

Photo : A. P.

A la pêche aux opportunités, Les Nouvelles Calédoniennes, 1er décembre 2012.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *