Après qu’une tortue de Floride ait été trouvée sur la voie publique, la brigade des gardes nature de la Province Nord tient à rappeler la réglementation sur cette espèce envahissante.
Par Aude Perron
En fin d’après-midi, dimanche dernier, un automobiliste qui circulait dans la commune a repéré un utilisateur peu habituel de la voie publique : une tortue de Floride qui se serait échappée de son bassin. Ayant des soupçons, il a ramassé l’animal d’une vingtaine de centimètres qui a abouti peu de temps après sur le bureau de Max Kastavi, le chef de la brigade des gardes nature, de la Province Nord. « C’est un acte citoyen d’avoir fait ça, commente le garde nature, au sujet du réflexe de l’automobiliste. La tortue de Floride est inscrite sur la liste des espèces envahissantes depuis 2008. La possession, l’élevage, la vente, l’achat et l’introduction dans la nature sont formellement interdits. »
Le hic, c’est que certains en font leur animal de compagnie et qu’en Province Sud, la petite bête est autorisée (elle doit être déclarée et un propriétaire ne peut pas détenir plus de cinq individus). Cela peut créer de la résistance à se plier au règlement. Résultat ? Les gardes nature en ont recueilli plusieurs dizaines depuis l’interdiction.
Max Kastavi compte donc passer à la vitesse supérieure dès l’an prochain car les opérations de sensibilisation ont assez duré. « On va recenser toutes les tortues car on sait qui en possède et on va demander à ce qu’elles nous soient remises. Si ce n’est pas fait après un certain délai, on va donner des procès-verbaux d’infraction. » Pour autant, le garde nature n’est pas découragé : « Je préfère savoir les tortues là, chez les gens, que libres dans la nature ! »
Photo : A. P.
A la poursuite de la tortue illégale, Les Nouvelles Calédoniennes, 24 septembre 2011.

