Avec ses conférences, le mouvement Convergence Pays souhaite débattre sur des thèmes citoyens. Jeudi soir, l’association était présente à la salle Au Pitirî devant une quarantaine de personnes.
Par Aude Perron
Un espace de réflexion et de discussion. Voilà ce qu’a voulu créer une nouvelle fois Stéphane Hénocque, jeudi soir dernier, à la salle polyvalente Au Pitirî, à Koné. Pour ce faire, le fondateur du mouvement Convergence Pays a invité trois experts à parler d’identité et d’histoire des peuplements : Christophe Sand, archéologue au Musée de la Nouvelle-Calédonie ainsi que Benoît Trépier, anthropologue et historien à l’Institut Agronomique néo-calédonien. (Jacques Vernaudon, linguiste à l’Université de Nouvelle-Calédonie, n’a malheureusement pu se déplacer.)
C’est la toute première conférence que Convergence Pays organise sur Koné, mais le mouvement en compte déjà une quinzaine à son actif sur des thèmes de société variés, tels que les médias, l’urbanisme, la santé préventive ou la musique.
L’aventure de Convergence Pays a débuté il y a un et demi. A l’époque, on est en pleine période électorale et Stéphane Hénocque se désole que le débat politique se résume à « pour ou contre l’indépendance » : « Je trouvais qu’il y avait une carence. Plein de sujets n’étaient pas du tout abordés. Et je trouvais que les citoyens n’étaient pas informés, pas plus qu’ils étaient invités à s’exprimer », estime-t-il.
Il ne fait ni une ni deux et fonde son mouvement. Ses grands axes ? L’identité, la qualité de vie et la gouvernance : « L’idée de notre association, c’est de discuter sur le projet commun car nous sommes dans une situation institutionnelle particulière », explique-t-il à l’assistance, en guise de mot d’ouverture.
En plus des conférences, Convergence Pays lancera prochainement un concours de courts métrages. Une bourse de 10 000 francs récompensera le film qui incarnera le mieux le destin commun. Bref, pour construire ce pays, Stéphane Hénocque ne semble pas à court d’idées : « Je suis Calédonien. J’aime ce pays. Je veux m’investir pour lui », conclut-il.
Photo : A. P.
À la recherche du destin commun, Les Nouvelles Calédoniennes, 10 mars 2010.

