Environ 80 personnes ont pris part à la Journée des seniors organisée chaque année par la commune. Visite des lotissements en construction et zones d’activités pour se rendre compte du développement en marche.
Par Aude Perron
Ce n’est pas le genre de véhicules qui circule d’ordinaire au lotissement Bellevue. Au lieu des habituels pick-ups et autres véhicules d’entreprises de construction, c’étaient deux cars remplis de touristes qui sillonnaient les rues hier matin. Ces touristes, c’étaient les participants de la Journée des seniors, que la mairie organise chaque année. Au programme : une introduction sur l’histoire de la commune, présentation des changements qui la secouent depuis environ 5 ans et une visite sur le terrain pour le constater de ses propres yeux !
Le Koné d’avant, ils l’ont vu. Et les clichés en noir et blanc que le secrétaire général a fait circuler pendant une courte présentation à la salle Au Pitirî, leur sont très familiers. « Vous le voyez sur ces photos : Koné était un village. Mais depuis 5 ou 6 ans, nous passons à une ville océanienne en devenir. Maintenant, on ne vient plus au village ; on vient au centre-ville », lance Patrick Robert à l’assistance, en riant.
Mais c’est surtout loin du centre que les participants ont pu se rendre compte des nombreux changements qui s’opèrent à Koné. De nouveaux lotissements ont poussé et d’autres sont encore en construction – Bellevue, Bosquet, Téari, Paiamboué – ainsi que de nouvelles routes. Le développement se manifeste aussi avec l’apparition de nombreuses zones d’activités, dont certaines sur terres coutumières. « Notre commune est un exemple de développement sur foncier coutumier, a rappelé Patrick Robert. Nous avons l’école Atitu à Poindah ainsi qu’un lotissement et deux zones d’activités sur Baco. Sur la zone d’aménagement du GDPL clanique de Baco, entre la concession Peugeot, la BNC, le Leader, l’école d’art, la gare routière et autres, il y en a quand même pour 3 milliards de francs de travaux. »
Alphonse (*), de la tribu de Tiaoué, a été étonné par la nouvelle route tangentielle, récemment ouverte à la circulation, qui relie le quartier Téari à la zone Pont Blanc/Les Cassis, derrière l’hôtel de la Province Nord. « Je ne m’étais pas rendu compte de tout ça. C’est assez bouleversant », confie-t-il. Jean-Yves (*), qui a vécu à la Caférie pendant 20 ans, est également impressionné par cette nouvelle route qui préfigure encore plus de développement. « Il n’y a pas d’habitations pour l’instant le long de la route. Mais je sais que ça va se remplir. Tout ça, je le vois d’un œil très positif. »
(*) Nom d’emprunt
Photo : A. P.
Des villageois en ville, Les Nouvelles Calédoniennes, 25 novembre 2013.

