Du hip-hop qui fusionne avec les gestes traditionnels

Pour le dernier jour des vacances scolaires, le centre culturel Tjibaou a animé un atelier de hip-hop fusion.

Par Aude Perron

« C’est quoi la fusion ? » « Tu vas voir », répond simplement Bertrand, en lançant la musique. Dans le hall d’entrée du centre culturel Tjibaou, l’heure est à la danse, après un échauffement qui dépote et ravit la dizaine d’enfants de l’Acaf. Un enchaînement de mouvements de hip-hop, mâtinés de gestes de danse traditionnelle kanak. « J’essaie de faire ma propre marque de fabrique, confie Bertrand, animateur et intervenant, et accessoirement, employé de l’établissement culturel. C’est du hip-hop, tout en gardant l’énergie traditionnelle et le lien à la terre. » Dans les faits, cela donne des gestes au sol, comme la feuille ou ipië (se baisser en drehu).

« Ça ne rigole pas ! »

Les enfants semblent bien apprécier, comme Calliopé, 10 ans, qui aime bien danser avec sa maman « juste comme ça ». Marylou, elle, est déjà initiée à plusieurs types de danse, mais les exercices « font mal aux jambes ». « Ça ne rigole pas avec Bertrand, en plus c’est mon tonton ! », confie Marine, élève en 5e, qui pratique le pilou et plusieurs autres types de danses du Pacifique.

« Ce hip-hop fusion, c’est quelque chose qui me tient à cœur, confie Bertrand. Mélanger deux cultures, permet d’en prendre une pour s’approprier l’autre. Ici, le hip-hop est une culture béquille pour mieux rejoindre les gestes traditionnels. »

Photo : Aude Perron

Du hip-hop qui fusionne avec les gestes traditionnels, Les Nouvelles Calédoniennes, 16 avril 2016.

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