Gabilou en étape à l’Arène du Sud avant l’Olympia

Après un an d’absence, le crooner tahitien revient faire la bringue demain soir à l’Arène du Sud, avec un spectacle destiné à financer un grand show dans la mythique salle de l’Olympia, en avril 2017.

Par Aude Perron

«Non, pas dehors pour la photo. » À quelques heures de son concert, John Gabilou ne prend aucun risque : pas question de tomber malade et de devoir annuler son spectacle, programmé demain soir, à Païta. 2 000 places se sont déjà envolées et le chanteur, Calédonien de cœur, ne doute pas que les 800 derniers billets trouveront preneur d’ici là.

Ce spectacle de gala, baptisé Destination Olympia 2017, doit aider à financer un concert dans cette mythique salle parisienne, le 16 avril prochain. Il y a déjà assuré la première partie de Charles Aznavour et de Nana Mouskouri, « il y a longtemps ! » C’est suite au documentaire Humanahum, l’histoire de John Gabilou, réalisé par Philippe Sintes en 2015, que l’artiste, qui compte plus de cinquante ans de carrière, a eu envie de retourner à l’Olympia.

Une France du Pacifique

En quelque sorte « pour boucler la boucle, même si je vais continuer de chanter après », rassure-t-il tout de suite. La moitié des fonds pour la location de la salle a déjà été trouvée. « C’est cher et c’est juste pour la salle. Après, il y a notre déplacement : nous serons trente artistes sur scène », explique-t-il, lançant un appel à la générosité de donateurs. Au moins, avec les communautés tahitienne, calédonienne et wallisienne vivant en France, il est certain de remplir la salle (2 000 places) et promet de combler l’assistance avec un des classiques de son répertoire : De Tahiti à Nouméa. « Cette chanson, c’est de la publicité pour nous », résume Gabilou qui a soufflé ses 72 bougies en février.

Quel meilleur coup de projecteur, en effet, sur cette France du Pacifique ? Et c’est d’ailleurs ce qui a valu à cet ambassadeur de la chanson polynésienne d’être fait, avec son épouse, la danseuse professionnelle Moeata, chevalier de l’ordre national du Mérite, en février.

Gros plateau

En attendant l’Olympia, le crooner promet, vendredi soir, à ses fans calédoniens, un plateau « unique », puisqu’il a réussi à rassembler pour l’accompagner des vedettes polynésiennes « demandées de partout », et dont une réside en Nouvelle-Zélande, une autre à Hawaï. Son affiche inclut notamment Tapuarii, Teiva LC (qui a participé à The Voice en 2014), Patrick Noble, Maruia et Gaby Katea. En tout, ils seront quinze à se produire sur scène, incluant Moeata (sans ses danseuses cette fois-ci).

Après une première partie assurée par le groupe local Natural Gang que le titre Madame Malo a rendu incontournable dans le genre, Gabilou enchaînera trois heures de concert, une soixantaine de chansons dont certaines seront choisies par le public. « À des moments, je vais lui en proposer trois et il devra choisir. Mais mes musiciens disent que ça ne marchera pas et que le public va demander les trois ! », lâche-t-il en riant. Rendez-vous vendredi soir.

Photo : Jacquotte Samperez

Gabilou en étape à l’Arène du Sud avant l’Olympia, Les Nouvelles Calédoniennes, 4 août 2016.

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