Un des rendez-vous les plus attendus du calendrier événementiel, le Salon de l’étudiant et des métiers commence ce matin sur le campus de Nouville. Le point sur ces deux jours avec Joas Outu, président de l’association Partner.
Propos recueillis par Aude Perron
Les Nouvelles Calédoniennes : Pourquoi ce salon ?
Joas Outu : Cela vient d’une demande du vice-rectorat de créer un événement pour mieux orienter les jeunes. Celui-ci a bien évolué car il a commencé en 2000 à la Maison des artisans avec une vingtaine de stands. Pour cette 17e édition, nous aimerions dépasser la barre des 13 000 visiteurs. Ce salon est attendu par les Calédoniens, les étudiants, bien sûr, mais aussi les parents pour mieux comprendre le choix de leur enfant ou les aider à faire ce choix.
Que vont y trouver les visiteurs ?
Les visiteurs trouveront les formations post-bac disponibles sur le territoire calédonien et à l’international également, comme en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada. On a tenté de faire venir les nouvelles formations qui se sont ouvertes comme la prépa littéraire du lycée Lapérouse. Il y aura aussi des stands sur les dispositifs d’aide aux études et au logement. Nous avons aussi invité des entreprises pour que les étudiants fassent le lien entre les formations et le monde du travail. Soit ils s’intéresseront à un métier et verront quelle formation suivre pour y arriver, soit ils s’intéresseront à une formation et verront quels en sont les débouchés.
Y a-t-il des nouveautés ?
Bien sûr : cette année, le haussariat sera présent pour renseigner les étudiants sur les élections, sur les enjeux à venir et les inscrire. Les jeunes ont leur voix, ils doivent en prendre conscience. Autre nouveauté, cette année, on ouvre un village associatif pour la toute première fois : huit associations seront présentes pour sensibiliser les jeunes au développement durable et notamment au tri sélectif. Enfin, il y aura un pôle prévention routière qui sera bien animé, par la présence des pompiers qui feront une démonstration de crash et d’intervention en premiers secours. Là encore, c’est pour sensibiliser les jeunes à des comportements citoyens sur la route.
Quelle est la particularité de ce salon ?
La particularité, c’est qu’il est fait par des jeunes en formation. Partner, organisateur du salon, est l’association des étudiants du BTS management des unités commerciales (Muc) du lycée Lapérouse. Du coup, parfois, on nous reproche notre manque de professionnalisme, mais nous sommes des étudiants de 19 à 22 ans et nous sommes seulement une cinquantaine, encadrés par trois professeurs, pour l’organiser. Cette année, en plus, le salon a été avancé de septembre à juillet car dans les lycées, les élèves doivent faire leur choix d’orientation dès le second trimestre. C’est un gros challenge pour nous car au BTS, nous sommes en période de stages et d’oraux ! Mais cet événement est une mise en situation professionnelle qui nous aide dans notre formation.
Qui devrait venir ?
Il faut s’intéresser dès la seconde à son orientation, car il y a déjà un choix à faire pour l’année suivante. Mais après le bac, ce n’est jamais bouché. Il y a toujours des concours passerelles pour entrer dans une autre formation. Par exemple, avec le BTS management des unités commerciales (Muc), il est possible d’intégrer une école de commerce. Et il y a plusieurs nouvelles formations qui s’ouvrent chaque année, comme le BTS technico-commercial du lycée Jules-Garnier, qui a démarré en 2015 et dont les stagiaires sont fortement demandés. Toutes ces informations peuvent être trouvées au salon.
Une offre de formation rénovée
Tous les cinq ans, les universités doivent renouveler leur offre de formations. Tour d’horizon des nouveautés pour 2017-2021.
Licence LEA anglais-japonais
Formation en trois ans qui vise à donner aux étudiants une solide culture générale et des connaissances en droit, en économie, en gestion et en langues. Chaque langue est enseignée à égalité au travers de la traduction, de la littérature, de la civilisation, de la grammaire linguistique et de la phonologie. A terme, une LEA anglais-chinois sera ouverte.
Master études océaniennes et du Pacifique
Ce master de sciences humaines et sociales se situe dans le prolongement des licences de lettres ou de langues (LLCER ou LEA) de l’UNC. Il permet d’acquérir des connaissances approfondies sur les enjeux contemporains des sociétés et des civilisations d’Océanie. Il préparera les étudiants au doctorat ou à des carrières dans les organismes internationaux, la fonction publique, la culture, l’édition, la traduction…
Cycle universitaire préparatoire aux grandes écoles (CUPGE)
Il propose une formation pluridisciplinaire renforcée dont le but est de préparer de bons étudiants de l’université à intégrer une école d’ingénieurs au niveau L2 ou L3 (sur concours ou sur dossier) ou à poursuivre des études longues à l’université (L3 de mathématiques ou de physique-chimie puis masters). Deux parcours sont proposés : mathématiques-physique et physique-chimie (2 fois 20 places).
Deux licences professionnelles : métiers des ressources naturelles, prospection et exploitation minière ou métier de l’instrumentation, de la mesure et du contrôle qualité
La première se veut la suite logique et l’approfondissement du Deust géosciences appliquées de l’UNC. La seconde s’adresse aux étudiants qui souhaitent élargir leurs compétences et leurs connaissances dans le génie de procédé ou la mesure.
Master méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises
Ce master forme des cadres aptes à appréhender les différents problèmes que posent la conception et le développement de systèmes d’information au sein d’une organisation. Les études s’articulent autour de deux grands axes : les technologies de l’information et de la communication (Tic) et les sciences de gestion de l’entreprise.
Une agence de voyages se lance dans les études
Le timing est plutôt bien choisi : TPV, agence de voyages ayant pignon sur rue au Quartier-Latin, à Nouméa, vient de lancer sa section études. Entre séjours linguistiques, formations post-bac ou vacances-travail (working holiday) en Australie et en Nouvelle-Zélande, il s’agit pour l’agence de « mieux inscrire la Nouvelle-Calédonie dans son environnement proche, à savoir l’environnement anglo-saxon ». Pour ce faire, TPV s’est tournée vers deux prestataires, Boomerang Australia et Etudes NZ qui, sur place, offrent un « support francophone local ». Les packages comprennent le vol, les transferts, l’hébergement (plusieurs options), le visa, les tests de niveau d’anglais et un accompagnement durant le séjour qui peut aller de deux semaines à plusieurs mois.
Exemples de packages : un séjour linguistique en Australie (à partir de 10 ans) démarre à 332 300 francs pour deux semaines. Le coût d’un working holiday en Nouvelle-Zélande (à partir de 18 ans) commence à 370 400 francs pour quatre semaines.
Photo : Thierry Perron
Joas Outu : « Nous aimerions dépasser la barre des 13 000 visiteurs », Les Nouvelles Calédoniennes, 29 juillet 2016.

