Deux arbitres calédoniens de futsal ont reçu vendredi leur certification FIFA. Une première sur le territoire qui devrait encore impulser ce sport qui ne cesse de se développer.
Par Aude Perron
Stéphane Upa et Paul Coic étaient tout sourire vendredi dernier, à l’occasion d’une petite cérémonie assez exceptionnelle donnée en leur honneur. On soulignait l’obtention de la certification FIFA de ces deux jeunes arbitres de futsal. En gros : ils peuvent désormais arbitrer des matches du niveau de la Fédération. « C’est une consécration du travail que nous avons fourni, déclare Philippe Jiane, référent futsal de la Fédération calédonienne de football. J’espère que nos arbitres seront appelés pour des tournois non seulement à Fidji ou aux Salomons, mais aussi en Métropole et ailleurs. »
Sur la quarantaine d’arbitres de futsal du territoire, ce sont les deux seuls à pouvoir le faire. Et, cerise sur le gâteau s’il en est une, les deux viennent du Nord. « Quand on a un bon arbitre, on a un bon match. C’est même la clé d’un bon match, explique Noam Tein, président de la commission Nord Futsal. Et quand un arbitre porte l’écusson FIFA, il est respecté par les joueurs sur le terrain. Cet écusson donne une autorité, une prestance et une assurance. »
Et cette autorité n’a rien de superflu, bien au contraire ! « Dans les matches FIFA, le niveau de jeu est plus élevé, le jeu est plus rapide et les joueurs sont plus exigeants envers l’arbitre, témoigne Paul Coic, qui arbitre depuis cinq ans au niveau local et depuis 2010 à l’international. Il faut vraiment être au top. » Bref, il y a un peu de pression. « Déjà, les finales locales peuvent être stressantes, alors imaginez au niveau international !, dit Stéphane Upa, arbitre depuis 2009. Et puis, on est rendu des exemples pour les jeunes d’ici. Alors, il ne faut pas se rater… »
Et la présidente du Comité provincial nord de foot, Martine Sanélé, compte bien sur eux pour améliorer l’image de l’arbitrage. « J’espère que cela va inciter les jeunes, autant filles que garçons, à venir à l’arbitrage. Car ce n’est pas un travail facile : il faut subir les humeurs des joueurs et au niveau local, ce n’est pas bien payé. » En effet : 3000 francs par match !
Une chose est certaine, en tous les cas : le futsal, qui est passé de 150 licenciés en 2008 à 500 aujourd’hui, va continuer de se développer. « Il y a quelques années, on n’aurait jamais pensé qu’il serait possible d’avoir des arbitres FIFA en Calédonie, souligne Alexandre Wema, adjoint au Chef de service des sports de la province Nord. On a vraiment impacté le futsal de part notre volonté. Il faut que cela continue. »
Photo : A. P.
La clé d’un bon match, Les Nouvelles Calédoniennes, 28 janvier 2013.

