Vendredi dernier, le tissu associatif de Koné et des environs était réuni pour le lancement par la mairie du Projet éducatif local (PEL). L’objectif de cette initiative est de permettre aux jeunes de la commune de s’épanouir dans divers domaines culturels et sportifs durant leur temps libre.
Par Aude Perron
Vendredi dernier, la mairie de Koné a lancé son PEL devant une petite assistance, constituée des associations et de ses partenaires. La finalité du PEL, explique la mairie, est de « définir et organiser la politique de l’enfance et de la jeunesse de la commune ». Ses objectifs ? Entre autres, favoriser l’épanouissement de l’enfant par une meilleure articulation de ses différents temps de vie. Lui donner accès à l’éducation et aux loisirs en privilégiant la mixité sociale et en décentralisant les activités vers les tribus. Eduquer à la citoyenneté en luttant contre la délinquance et l’exclusion sociale.
Concrètement, le PEL va se décliner sur le terrain en offrant aux jeunes des activités éducatives pendant ses temps libres, notamment sur l’heure du midi les jours d’école, le mercredi après-midi, les journées pédagogiques ou de conseil de cycle et pendant les vacances scolaires. Pour cela, elle a impérativement besoin de ses partenaires du milieu de l’éducation, à savoir écoles, parents, associations culturelles et sportives, mais aussi des partenaires institutionnels, tels que la Province Nord ou la Direction de la Jeunesse et des Sports.
Ces partenaires étaient donc invités à venir présenter comment ils se positionnent vis-à-vis du PEL. Parmi eux, on comptait Guy Plazanet, président du Comité Provincial Nord Sports et Loisirs (CPNSL) qui a encouragé les associations présentes à prendre le PEL à bras-le-corps : « Il faut faire feu de tout bois pour que le PEL marche ; pour qu’il n’y ait personne qui soit laissé sur le bord du chemin. » Car comme l’a rappelé Gisèle Oudaré, première adjointe à la mairie de Koné : « Parmi les effets pervers du développement, il y a la déperdition de repères des jeunes. »
Mais cela ne se fera pas d’un claquement de doigt : il faut des animateurs. Malheureusement, c’est un métier qui n’a pas de reconnaissance, si l’on en croit Guy Plazanet : « Il faut faire en sorte que les métiers du sport et de la culture aient un statut, qu’il y ait une professionnalisation de ces structures. Si on réussit le PEL à Koné, on le réussira partout parce qu’ici, on est dans la construction du destin commun. On construit un pays, à travers une ville océanienne et sa contrainte moderne. » Gisèle Oudaré lui emboîte le pas : « Réussir le PEL, c’est réussir Koné et la zone VKP. Et ça, c’est la réussite de toutes les communes du Nord. On se doit d’être exemplaire. »
Photo : A. P.
La culture et le sport comme tuteurs, Les Nouvelles Calédoniennes, 10 juillet 2010.

