La préparation de la 29e édition du carnaval a officiellement débuté mardi avec une première réunion d’information destinée aux associations intéressées à prendre part à la fête.
Par Aude Perron
Les jouets. Voilà dévoilé le thème de la prochaine mouture du carnaval de Nouméa, qui aura lieu le samedi 10 septembre. Soldats de plomb, poupées de chiffon et autres jeux de cartes devraient donc défiler dans les rues du centre-ville, entre les places Bir Hakeim et des Cocotiers. « Avec ce thème, on est dans l’univers des enfants, commente Brigitte Pasco, du service culture et fêtes de la mairie. Je pense que c’est un bon choix, tout le monde y trouvera son compte. » Mardi soir, des associations (de quartier, de musique, de danse) étaient conviées à une réunion d’information pour préparer cette 29e édition.
Du son fait maison
Les habitués de ce rendez-vous, tels que la Banda Momo ou la fanfare Malawi, figuraient parmi la trentaine de personnes présentes, mais de nouveaux venus se sont manifestés. « Cela veut dire que le carnaval se diversifie et prend de l’ampleur », interprète Brigitte Pasco. La Battuk’A Kaméré, groupe de percussionnistes du collège de Kaméré, participera pour la deuxième année. « L’aventure nous a plu, explique Mélissa Perriat, professeure de SVT et présidente du foyer socio-éducatif. Nous avions un projet de vivre-ensemble et de batucada, pas nécessairement de participer au carnaval. Mais assez rapidement, cela s’est imposé. »
Les détails de l’organisation ont été rappelés, comme l’importance de la musique (une sono sur un gyropode peut faire l’affaire) et qu’elle couvre l’ensemble du groupe qui défile, sans toutefois couvrir le son de celui qui suit. Pour assurer la sécurité et le lien avec les organisateurs, les troupes sont invitées à défiler encadrées de quatre régulateurs identifiables à un tee-shirt ou un brassard. Quant aux demandes d’aide à la création, une enveloppe d’un million de francs est prévue (lire ci-contre). De plus, comme l’an dernier, quelques membres de la compagnie Planète vapeur, de Nice, devraient faire le déplacement afin d’aider les carnavaliers à confectionner leur décor ou à préparer leur maquillage.
« Il faut être combien par troupe ? », interroge une participante. Une vingtaine de carnavaliers serait l’idéal. « Mais les groupes plus petits peuvent se joindre à des troupes déjà existantes qui les acceptent volontiers », précise Brigitte Pasco. Avec cinquante participants l’an dernier, la Battuk’A Kaméré n’aura pas ce problème, d’autant plus que s’ajouteront des camarades de nouvelles batucadas de collèges et de lycées de l’agglomération (Plum, Cluny, Escoffier, Dumbéa). « Nous pourrions être une centaine », estime Mélissa Perriat. Autant d’instruments à trouver ou fabriquer d’ici septembre. Prochaines réunions les 6 juillet et 7 septembre.
1 million pour la création
Comme chaque année, la mairie a prévu une enveloppe d’un million de francs pour soutenir les carnavaliers dans leurs préparatifs. Les montants accordés varient de 100 000 à 300 000 francs et doivent servir à la création du char, des costumes, à travers l’achat de matériel ou le recours aux services de prestataires artistiques (chorégraphe, musicien, couturier, décorateur, plasticien, etc.) Pas de remboursement de location d’une sono, par exemple. « C’est une bourse créative », rappelle Brigitte Pasco. Les carnavaliers ont jusqu’au 28 avril, 15 h 30, pour déposer leur dossier de demande d’aide. Les candidatures sont évaluées par un comité d’élus et de responsables de la culture.
Photo : Archives LNC
Le carnaval dans les starting blocks, Les Nouvelles Calédoniennes, 31 mars 2016.

