Ouverture de la chasse aux œufs en chocolat

Malgré la chaleur qui menace de les faire fondre, les œufs au chocolat vont être beaucoup chassés en ce week-end pascal. Chacun sa manière, comme en témoignent les structures qui se prêtent au jeu.

Par Aude Perron

Des balles de ping-pong. Ce samedi matin, environ 150 enfants seront affairés à chercher dans le parc de l’Aquarium des lagons des petites balles blanches disséminées ça et là. Le but : aider Chéloné la tortue, mascotte de l’établissement, à retrouver tous ses œufs et reconstituer son nid. « Cette chasse pour Pâques, c’est quelque chose que l’on prend plaisir à organiser, explique Valérie Blondin, de l’aquarium. Mais c’est aussi le prétexte pour faire passer un message écologique. » Vu le succès de la chasse de l’an dernier, l’opération sera reconduite dimanche matin.

Une fois trouvée et ramenée, chaque balle de ping-pong est échangée contre des œufs, en chocolat cette fois, livrés la veille et conservés au frais dans la salle des serveurs de l’aquarium. Il le faut bien, compte tenu des températures en ces fêtes de Pâques précoces (lire par ailleurs).

Pour faire lire

Pas de message écologique mais un objectif éducatif du côté de la médiathèque de Païta qui en est à une dizaine de chasses aux œufs. Dès l’ouverture des portes à 10 heures, les enfants pourront fureter entre les ouvrages pour trouver les œufs, qui ont passé la nuit dans le frigo des employés. « Cela pousse les enfants à fouiller dans les bacs, à aller dans les rayons où ils ne vont jamais et hop, tomber sur un livre qu’ils ont envie de lire », espère Manuella Ginestre, bibliothécaire. C’est aussi un moyen d’aider les parents qui n’ont pas les moyens d’acheter des œufs à leurs enfants. » Une cinquantaine de jeunes sont attendus pour cette chasse mais aussi aux ateliers d’art plastique et de sculpture de ballons.

Pâques ensemble

À la Maison de la famille, à Rivière-Salée, les précautions ont été prises pour éviter la chaleur et les fourmis : la quarantaine d’enfants inscrits devront plutôt chercher, dès 11 heures, des petites étiquettes dans la maison et aux alentours, et répondre à des énigmes avant d’espérer se voir donner des œufs en chocolat. Une première, mais une animation qui tombait sous le sens pour Delphine Chesny, éducatrice : « Nous organisons un samedi découverte chaque mois sur un thème différent. Et nous avions envie de fêter Pâques avec nos publics, enfants et parents ».

Autre lieu, autre chasse : à la maison Gabriel-Poëdi qui accueille des enfants polyhandicapés, l’animation n’est ouverte qu’aux pensionnaires. Mais pour les aider à récolter les œufs cachés dans les jardins, ils seront jumelés à des enfants d’associations riveraines invitées. « Ils seront leurs jambes », résume Sarah Poëdi, présidente du conseil de vie sociale de la Maison qui doit composer 25 binômes. « Cette invitation lancée aux associations est une façon de se rencontrer et de travailler ensemble. »

Quand et comment allez-vous fêter Pâques ?

Michelle, Faubourg-Blanchot

« J’ai acheté deux petits sujets et un assortiment de chocolat. Du noir, parce que c’est ce qu’on préfère avec mon mari. Nous allons fêter entre nous seulement car ma fille n’habite plus en Calédonie. Mais comme je suis bénévole pour les Mamans Roses, je vais cet après-midi au CHT Magenta distribuer des œufs aux enfants malades. »

Nicolas, Motor Pool

« J’ai acheté des œufs, des lapins. Il y a en a pour tout le monde : la famille, les proches et des collègues de travail. Ce sont de petits sujets, mais le plus gros est pour ma copine, ça, c’était obligé ! Nous allons faire un repas familial dimanche midi chez mes parents. Nous devrions être une dizaine de personnes. »

Marie-Ange, Magenta

« Pas de chasse aux œufs pour nous : nos enfants sont des adultes. On a acheté du chocolat pour notre fille et son copain. On va fêter Pâques lundi midi, ça arrangeait tout le monde. Pour l’instant, on sera juste entre nous, mais on pourrait avoir des amis qui se joignent à nous. Comme on fait un gigot d’agneau, il y aura assez à manger pour tous. »

Pâques en mars

Chocolatiers et pâtissiers n’aiment pas quand Pâques tombe tôt, et pas seulement pour la chaleur : « C’est trop tôt par rapport à la rentrée des classes, les factures et les cotisations au RUAMM. Les gens dépensent moins, estime Kay Bigard, gérante de la pâtisserie A La Vieille France. On s’y attendait, alors on a moins produit. » Pour Patrick Morand, de la maison éponyme, Pâques aussi tôt dans l’année signifie enchaîner, à peine sorti de Noël. « On se prépare deux mois et demi à l’avance. C’est un boulot énorme, il y a cinq manipulations pour un seul moulage. C’est un moment fort, il ne faut pas se louper. »

Photo : Thierry Perron

Ouverture de la chasse aux œufs en chocolat, Les Nouvelles Calédoniennes, 26 mars 2016.

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