Le festival du documentaire se déploiera à Bayes et à Wagap

A quelques jours de la clôture de l’appel à films, l’organisation de la 10e édition du festival Ânûû-rû Âboro se précise. Du 14 au 22 octobre, toutes les tribus de Poindimié seront des festivités.

Par Aude Perron

Une pousse d’igname sur fond noir. C’est ce que les organisateurs du Festival international du cinéma des peuples Ânûû-rû Âboro ont choisi comme symbole pour illustrer l’affiche du fameux rendez-vous documentaire de Poindimié. Le festival, qui se déroulera du 14 au 22 octobre prochain, célébrera son dixième anniversaire, cette année. « Dix ans, cela veut dire que le festival est installé ; il est pérennisé. Et ce germe d’igname fait penser à une bougie d’anniversaire », fait remarquer son directeur artistique René Boutin.

C’est ce dernier qui s’occupe de la création de l’affiche, devenue, au fil du temps, l’image de marque de l’événement. Le choix du symbole, qu’il s’agisse d’une pousse d’igname, d’une feuille de cordyline ou de taro, n’est jamais le fruit du hasard. Quant au fond noir, « c’est le fond d’une marmite. Cela a été toute une installation pour faire cette photo ! », s’amuse René Boutin.

Rester proche de son public

S’il peut s’enorgueillir d’une sélection qui n’a pas à rougir face aux autres rendez-vous documentaires de ce monde, le charme de cet événement cinématographique réside dans ses projections en tribu et sa proximité avec son public.

Ce sont d’ailleurs les tribus de Wagap et de Bayes, chacune représentant l’un des deux districts de Poindimié, qui accueilleront les soirées de projections et, respectivement, les cérémonies d’ouverture et de clôture. « Ce sont les deux plus gros sites, justifie René Boutin. Nous attendons beaucoup de monde. Au moins autant que l’an dernier où nous avions reçu 15 000 spectateurs. »

Une sélection parmi plus de 2 500 films

Ce dixième anniversaire sera placé sous le signe de la fête : en plus des films, de nombreuses animations sont prévues, entre activités de loisirs, ateliers vivants, spectacles de danse et prestations musicales. « La spécificité du festival cette année, c’est la population de Poindimié : c’est elle que l’on met en avant », ajoute le directeur artistique.

Quant à la programmation qui comptera une soixantaine de courts et de longs métrages dans les catégories Pacifique ou internationale, elle ne sera connue qu’au début du mois d’août. Déjà, 2 500 films sont en lice pour faire partie de la sélection définitive. La date butoir a été fixée au 15 mai. « Des films nous arrivent encore », note René Boutin. Peu d’œuvres du Pacifique cette année, constate-t-il, cependant le cru devrait être à la hauteur des précédentes éditions.

Nouveau : du doc sur NCTV

Pour patienter en attendant l’ouverture du festival dès le 14 octobre prochain, les amateurs de cinéma des peuples peuvent se faire plaisir avec le nouveau rendez-vous documentaire de NCTV. Depuis mars, la chaîne locale diffuse chaque dimanche à 20 heures un film projeté dans l’une ou l’autre des éditions précédentes. « C’est une case documentaire de grande qualité », précise René Boutin. Au programme ce dimanche 15 mai : Empire of the dust, de Bram Van Paesschen (Belgique), 2011.

Photo : Ânûû-rû Âboro

Le festival du documentaire se déploiera à Bayes et à Wagap, Les Nouvelles Calédoniennes, 13 mai 2016.

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