Les déchets transférés

La commune poursuit sa mandature sous le signe de travaux en infrastructures primaires, avec une nouveauté : un centre de tri et de transfert des ordures ménagères.

Par Aude Perron

Ce sont des investissements d’un montant totalisant 202 millions de francs qui ont été votés au dernier conseil municipal, à Ponérihouen. Si l’on ajoute les reports de 2012, ce sont 431 millions de francs de travaux qui pont été budgétés cette année. La majeure partie ira dans des travaux routiers et d’adduction en eau potable (AEP). « Les infrastructures primaires sont la priorité de cette mandature », résume Richard Poarairiwa, 1er adjoint de la commune.

En matière d’AEP, une centaine de kilomètres de conduites doit être rénovée. Le réseau va également s’étendre sur 20km en zone tribale, résultat de deux facteurs : la réforme foncière ainsi que la décohabitation des ménages qui font en sorte que « la population s’étale. » En ce qui a trait aux routes, ce sont principalement des travaux d’aménagement (bitumage et assainissement) qui sont programmés dans les vallées de Nembai (10 km) et de Poh (3 km). « Avec les pluies que nous avons, l’assainissement des routes avec des fossés, des passages busés et des ponts cadres, est primordial pour éviter que leur état ne se dégrade trop rapidement », poursuit Richard Poarairiwa.

Mais le nouveau cheval de bataille du premier adjoint, ce sont les ordures ménagères. Contrainte par le nouveau schéma d’aménagement de la province Nord, la commune doit fermer son dépotoir « qui déborde » et acheminer ses déchets à l’installation de stockage des déchets (ISD) de Touho, à 60 kilomètres au nord. Pour ce faire, un centre de tri et de transfert (CTT) est prévu sur une surface de 3000 à 5000 mètres carrés où bennes et autres containers recevront les ordures ménagères. « Il va falloir faire de la communication pour que les gens changent leurs habitudes. Cela va être difficile », anticipe Richard Poarairiwa.

 Autre pilule à faire passer : l’augmentation du coût du service de ramassage des déchets qui, pour le moment, s’élève à 3000 francs par année, « des recettes bien minimes pour la commune », fait remarquer l’adjoint. Cependant, il estime que les administrés seront en mesure de subir une augmentation du coût du service : « Je m’attends à ce qu’ils puissent payer : les gens travaillent de plus en plus et la commune essaie de faire travailler le plus possible ses artisans. »

Légende : En prévision d’accroître les capacités du réseau d’AEP, cette plateforme doit accueillir un nouveau réservoir.

Photo : A. P.

Les déchets transférés, Les Nouvelles Calédoniennes, 19 avril 2013.

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