Les lionnes étaient de sortie samedi soir

Une cinquantaine de passionnés se sont retrouvés, samedi soir, pour partager leur douce folie : les vieux modèles de la marque Peugeot qui roulent encore aux quatre coins du pays.

Par Aude Perron

Doucement, la 505 se gare aux côtés de ses consœurs et voilà que la curiosité de tous les amateurs présents est piquée. « Elle doit venir de loin, celle-là, car je ne l’ai jamais vu rouler sur Nouméa », commente Steven, sans la quitter des yeux. En matière de modèles Peugeot, le jeune de 19 ans a l’œil, c’est certain car, vérifications faites, son propriétaire arrive de Canala. Comme la cinquantaine de personnes présentes samedi soir sur le parking de la Côte-Blanche, le résident du Nord s’est déplacé exprès pour ce rassemblement de vieilles voitures de la marque française. Montrer la sienne et voir celles des autres.

Un délire qui se propage

C’est le troisième regroupement du genre, organisé par deux passionnés. « On voulait montrer que les vieilles Peugeot sont encore vivantes, explique Pierre, 27 ans, employé en menuiserie et propriétaire d’une 205 de trois ans sa cadette. C’est parti d’un délire et ça s’est vite agrandi. On ne s’attendait pas à autant de réactions. » Et pourtant. Une quinzaine de voitures sont là : 106, 205, 206, 306, 309, 405, 406 et la nouvelle venue, cette 505 de Canala. Les fans tournent autour, discutent, s’échangent des conseils, claquent des photos avec leur Smartphone.

Très chère passion

Sergio, arrivé de Houaïlou où il travaille comme chauffeur de poids lourds, n’est pas peu fier de montrer sa 205 GTI, tunée. « Quand je l’ai achetée, elle était toute simple. Je l’ai équipée de mes propres mains et je l’ai rabaissée pour une meilleure tenue de route. C’est une passion qui coûte cher », reconnaît l’homme de 32 ans, même si le prix des pièces de vieilles voitures est généralement abordable. On lui a déjà proposé plusieurs fois de l’acheter et la meilleure offre se chiffrait à un million de francs. Mais pas question de vendre sa « Titine » qu’il ne sort que deux ou trois fois par mois. « C’est mon bijou ! »

Steven aussi bichonne sa 205 junior, sans en faire un objet de musée puisque l’étudiant l’utilise au quotidien. Acheté il y a un mois, le modèle de 1991 enregistrait 504 000 km au compteur. « Avec le même moteur, précise-t-il. Elle roule très bien. C’est rare, les 205 en bon état. »

Toutefois, il pourrait y avoir des surprises, car Pierre, qui ignore le nombre de vieilles Peugeot en circulation, souhaiterait organiser le prochain rassemblement à Bourail. « On va faire sortir toutes les lionnes du Nord et de la Brousse ! »

Photo : A. P.

Les lionnes étaient de sortie samedi soir, Les Nouvelles Calédoniennes, 18 avril 2016.

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