Passion et poussière

Ce samedi, le site de Franco, au sud du village, sera animé par une compétition de fun-car organisée par le All Terrain Sport de Pouembout. Pas de classement, mais du sport, de la poussière et de la bonne humeur.

Par Aude Perron

Juste à temps. Le 2 septembre dernier, le renouvellement pour deux ans de l’homologation du circuit de fun-car et stock-car de Pouembout a été approuvé. L’échéance, c’est celle de ce samedi : à Franco, se tiendra la compétition annuelle organisée par le All Terrain Sport de Pouembout (ATS). Sont attendus tous les passionnés de course de voiture et en particulier de fun-car et de stock-car. Une dizaine de coureurs en fun-car devrait être présente pour faire rugir son bolide sur la piste de 400 mètres. Ils proviennent généralement du Grand Nouméa et Poindimié où des clubs et des circuits existent (une piste a été aménagée à Boyen (Voh) également) et de Pouembout.

Ca devrait donc bricoler ferme cette semaine sous les carports des aficionados de sport automobile car samedi à 8h, la journée de compétition commence par le contrôle des véhicules, réalisé par un commissaire fédéral. Puis à partir de 9h, les voitures s’élanceront, à raison de deux par course, avec démarrage en quinconce. Chaque coureur affrontera l’ensemble des concurrents, à moins qu’il y ait de la casse entre temps !

Mises à part les quelques compétitions à Paita, Poindimié et aux foires de Thio et Bourail, cette rencontre est le seul moment de l’année où l’ATS « sort » et se rend visible localement. « Une compétition est lourde à organiser », justifie Patrick Orcan, président du ATS. Le dispositif de sécurité comprend en effet un médecin (celui de samedi vient de Nouméa), une ambulance et douze commissaires de course, dont six sont postés à l’intérieur de la piste. Il faut également prévoir des extincteurs, une voie de dégagement d’urgence ainsi qu’une arroseuse. 

Et le club, fondé en 2006, ne repose aujourd’hui que sur six membres. Passion difficile d’accès ? « C’est vrai que c’est un sport qui coûte cher au départ, poursuit Patrick Orcan. Ce n’est pas la carcasse, mais l’aménagement qui coûte cher : les tubes pour que ce soit costaud, le harnais, le siège-baquet et la tenue du pilote. Il y en a pour 500 000 francs au moins, et ça peut aller jusqu’à un million. Mais après, une fois que la voiture est montée, ce n’est plus que de l’entretien. » Et puis, il faut aimer bricoler, il va sans dire.

Mais le résultat, c’est du spectacle. Les amateurs de course automobile devraient donc être servis samedi, sur les hauteurs du circuit, avec vue imprenable sur le lagon. Quant aux coureurs, ils ne rouleront pas pour un classement, mais pour un moment de convivialité, « tout en restant dans les règles. »

Photo : D.R.

Passion et poussière, Les Nouvelles Calédoniennes, 25 septembre 2014.

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