Les actions hebdomadaires de régulation viennent de reprendre sur la presqu’île de Pindaï. Le but : lutter contre le cerf et ainsi protéger la forêt sèche.
Par Aude Perron
L’an dernier, exception faite des vacances scolaires ou lorsque la base nautique était utilisée, des actions de régulation ont été mises en place sur la presqu’île de Pindaï, en partenariat avec l’Association des chasseurs de Pouembout ainsi que la Fédération de la Faune et de la Chasse de Nouvelle-Calédonie. Il s’agit d’une chasse réglementée qui prend les formes de battues avec chiens et chasses de nuit. En tout, l’an dernier, 23 actions ont eu lieu (14 ont du être annulées pour intempéries, dégradation du terrain, mais surtout pour faute de participants).
Ces chasses encadrées reprennent donc cette année; un arrêté communal vient d’être pris dans ce sens et rend la presqu’île inaccessible pendant ces périodes qui ont été fixées pour les trois prochains mois. « Cela reste des activités ponctuelles dans un cadre bien défini, rappelle Samuel Noury, Responsable District Ouest de Koné, à la Direction du développement économique et de l’environnement (DDEE). L’objectif est de réduire la population de cerfs pour diminuer l’impact sur la forêt sèche. »
Une opportunité de plus pour les chasseurs certes, mais qui n’est pas sans contrainte puisque les actions de régulation ont lieu en semaine, afin de minimiser l’impact sur l’utilisation habituelle du site par le public. En effet, sont prévues une battue avec chiens, un jeudi matin par mois et trois chasses de nuit, trois mardis soirs par mois. Les chasseurs doivent donc se libérer de leur travail ou s’y rendre après une nuit blanche…
Le programme SNB
Dans le cadre de sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) 2011-2020, le ministère de l’écologie a lancé un appel à projets destiné à soutenir des investissements pour « restauration de milieux remarquables ou sensibles ». Le Programme de conservation de la forêt sèche (PCFS), la Province Nord, la Province Sud et le WWF ont proposé des actions et remporté des crédits totalisant 33 millions de francs. Une partie de ce montant est destiné à la protection de la forêt sèche sur Pindaï : en plus d’actions de régulation des populations de cerfs, le programme compte aussi des action de lutte contre les espèces végétales (agaves et figuiers de Barbarie) et de consolidation de la forêt sèche par la création de corridors, zones tampon, lignes prospectives et pare-feux.
Pindaï sous le contrôle des chasseurs, Les Nouvelles Calédoniennes, 5 mars 2014.
