Se découvrir des capacités

Les professeurs d’éducation socioculturelle du lycée agricole de Pouembout viennent de faire le bilan de l’année qui se termine. Une période riche d’une vingtaine d’actions pour faire se rencontrer la jeunesse et la culture.

Par Aude Perron

C’était encore une année chargée pour les trois professeurs d’éducation socio-culturelle du lycée agricole : Philippe Munilla, Marie Goffinet et Lêdji Bellow. Une année rythmée par des conférences, des ateliers (papier mâché, improvisation théâtrale, peinture et arts plastiques, bande dessinée, danse), des semaines thématiques (musique, livre numérique) et des soirées de partage autour de la culture. « L’objectif du socio-culturel, c’est d’explorer différents modes d’expression, rappelle Lêdji Bellow. Les jeunes se découvrent des capacités, des aptitudes. C’est notre rôle de faire en sorte qu’ils se les découvrent et qu’ils les entretiennent. »

Ils sont environ deux cents élèves de Bac Pro et de BTS à être concernés par ces activités et à avoir pu apprivoiser la culture. « Une partie de nos actions est destinée à mettre les jeunes et les artistes en lien, explique Philippe Munilla. Pour qu’il y ait décloisonnement entre ces univers et réduire la fracture culturelle. Pour ne pas que les jeunes pensent que les arts et la culture sont réservés à une élite. »

Environ une vingtaine d’actions ont été menées, tout au long de l’année. Pour ce faire, l’équipe d’enseignants s’est fait prêter main forte par des artistes, tels que Remy Sildou ou Francia Boi, mais aussi des conférenciers tels que Christophe Sand ou Mathias Chauchat. Elle a eu le concours de l’Office du développement de la cyberculture (ODC), le Conservatoire de musique et de danse de Nouvelle-Calédonie, le centre culturel Pomémie, la troupe de théâtre Pacifique et Compagnie. « Les partenaires jouent vraiment le jeu de participer à l’éducation des jeunes. Et nous avons de plus en de ressources dans le nord sur lesquelles nous appuyer », se réjouit Lêdji Bellow. Et les jeunes mordent bien à l’hameçon et participent pleinement aux actions. « Les artistes ont un décalage dans leur tempérament, dans leur manière de percevoir les choses, de vivre. Ils présentent les choses de façon non conventionnelle. » Une façon qui parlent aux jeunes. 

Pour 2014, les enseignants remettent le couvert avec ces partenariats et autant  d’actions au profit des lycéens. La continuité dans l’esprit, mais en cette année d’élections municipales et provinciales, la culture n’échappera pas aux débats sur la citoyenneté et la politique, annonce Lêdji Bellow. « J’aimerais qu’il y ait plus de débats au lycée et que notre faré devienne un véritable agora. »

Se découvrir des capacités, Les Nouvelles Calédoniennes, 17 décembre 2013.

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