Les organisateurs de la Airwaves Nouméa Dream Cup ont profité de la présence de quelques compétiteurs de la finale de la coupe du monde de windsurf pour leur faire rencontrer la relève calédonienne.
Par Aude Perron
Ils étaient nombreux hier matin à mettre le nez dehors, au saut du lit, pour voir si ça soufflerait un peu. Finalement, dans l’après-midi, avec environ neuf nœuds de vent, les jeunes glisseurs se sont élancés sur le plan d’eau de la Côte-Blanche pour une séance de voile toute spéciale. A quelques jours de la Airwaves Nouméa Dream Cup, qui se tiendra du 24 au 29 novembre (lire aussi page 37), les organisateurs de la finale de la coupe du monde de windsurf – l’ASPTT Nouméa Glisse – ont préparé au Centre des activités nautiques une rencontre entre les jeunes Calédoniens de la discipline et les riders professionnels inscrits à la compétition. Une poignée d’entre eux, parmi les 70 concurrents attendus, comme Antoine Albeau, Lena Erdil, Maria Andrés ou encore Nicolas Goyard, est déjà arrivée sur le territoire,
Entre dédicace et coaching
Au programme : séance de signature, questions aux pros et navigation en manches éliminatoires. « L’intérêt est double, indique Michael Borde, conseiller technique territorial à la ligue calédonienne de voile. On veut permettre aux jeunes de rencontrer leurs idoles d’une part et d’autre part de faire naviguer tout le monde pour échanger sur les aspects techniques. » Une quinzaine de jeunes étaient attendus, mais ce sont plus de soixante licenciés parmi les quatorze clubs de voile du pays qui ont fait le déplacement pour cette occasion.
Avec son brillant palmarès, le Français Antoine Albeau est sans conteste l’une des vedettes de l’événement. « J’étais là l’an dernier (pour la finale 2014, NDLR) et je reconnais plein de jeunes. C’est super, cela veut dire qu’ils persévèrent dans le sport », analyse le multichampion de France, d’Europe et du monde. A un adolescent qui lui demande comment il est devenu champion du monde, le pro répond qu’il a commencé à l’âge de cinq ans « un peu comme ça. Mais si j’ai un conseil pour vous, c’est de passer le maximum de temps sur l’eau ». Et de rappeler que les Calédoniens, eux, ont la chance de pouvoir naviguer toute l’année.
Jibes et waterstarts
Après avoir fait dédicacer casquette, affiche ou harnais, les jeunes gréent leur voile sur la plage. Blanche, 11 ans, véliplanchiste depuis deux ans, a hâte de se jeter à l’eau. « La difficulté pour moi, c’est les jibes (les virages, NDLR). Il faut savoir prendre de la vitesse. Mais pour l’instant, nos voiles ne font que 4 mètres pour qu’on puisse les maîtriser. » Ce sont les waterstarts (redémarrages une fois dans l’eau, NDLR), qui donnent du fil à retordre à Alexis, 10 ans. Il regarde le plan d’eau et analyse le temps : « Les conditions ne sont pas géniales. Et la pluie fait tomber le vent. » Mais les voilà qui s’élancent pour s’échauffer et prendre le départ de séries éliminatoires, avec les pros. « Les jeunes voient qu’ils peuvent naviguer avec nous. C’est une occasion formidable », conclut Antoine Albeau.
Se frotter aux professionnels avant la tenue du championnat, Les Nouvelles Calédoniennes, 19 novembre 2015.

