« Il faut arrêter d’étouffer ces affaires. De faire comme si ça n’existait pas. » « Ça », c’est la violence dans les établissements scolaires, celle qui a secoué le collège de Kaméré, jeudi après-midi.
Par Aude Perron
Hier, à travers Jerry Delathière, conseiller principal d’éducation (CPE) de l’établissement en question, Solidarité NC, syndicat créé en 2013, a souhaité s’exprimer sur ces « minutes hyperviolentes » et attirer l’attention du vice-rectorat et des pouvoirs publics. Cette attention, surveillants et enseignants l’ont obtenue en partie, vendredi, avec la visite du vice-recteur, Jean-Charles Ringard-Flament, dans un collège désert, pour cause de débrayage. « Nous avons exercé notre droit de retrait pour notre sécurité. Sinon, quelle journée aurions-nous passé vendredi ? », rappelle le CPE, qui compte dix ans de service à Kaméré.
Mais cette visite n’est pas assez pour le syndicat qui déplore notamment que les personnels ne soient pas formés à gérer la violence. Également, il considère trop faible le nombre de surveillants : 7 pour 620 élèves, soit 1 pour 88 élèves (à noter que dans les collèges de Métropole, le ratio était de 1 pour 112 à la rentrée 2013). Pour Solidarité NC, il y aurait là des pistes de solution. Afin d’éviter que Kaméré soit « le Thio de demain. »
Nous n’avons pas réussi à joindre la direction du collège ni le vice-rectorat, hier.
Photo : Julien Cinier
Solidarité NC réagit sur la violence en milieu scolaire, Les Nouvelles Calédoniennes, 7 juin 2016.

