Dans le cadre de l’option « découverte professionnelle », seize élèves de troisième du collège de Koné se sont rendus à Nouméa pour se frotter au monde professionnel.
Par Aude Perron
Ils auraient pu prendre latin, voile ou Paîci comme cours à option. Mais à ces matières variées et toutes aussi intéressantes les unes que les autres, seize élèves de troisième leur ont préféré l’option « découverte professionnelle ». Et la semaine dernière, ils ont eu le privilège de se rendre à Nouméa pendant trois jours pour faire huit rencontres qui influenceront peut-être plus tard leur choix de carrière : deux organisations administratives (le gouvernement, le haussariat), deux entreprises privées (Sun-Ray, McDonald’s), deux institutions de formation (le lycée Jules Garnier, l’université de Nouvelle-Calédonie) et deux organismes culturels (le centre Tjibaou, l’aquarium des lagons).
« C’est un événement pour eux que d’aller à Nouméa », témoigne leur professeur, Rémy Lechiffre, qui les a accompagnés dans leur périple. Le groupe a été logé et nourri au centre Tjibaou et a même eu une chance inespérée : ils ont été reçus par le haussaire en chair et en os, retenu sur le Caillou en raison d’un certain volcan islandais !
S’ils sont rentrés jeudi de la semaine dernière, le boulot ne fait que commencer. Ils doivent raconter leur séjour sur le site internet du collège et, en binôme, préparer une présentation de trois minutes sur une de ces rencontres. Le tout doit être prêt pour le prochain Carrefour des métiers. « Ce qui m’intéresse, c’est qu’ils se prennent en main pour faire cette présentation », explique Rémy Lechiffre, leur professeur qui les a accompagné dans la capitale. Munis des outils de base et des conseils de ce dernier, les binômes doivent maintenant se débrouiller pour trouver contenu et images, que ce soit à la bibliothèque ou sur internet, et ce, dans les délais consentis.
Avec autant de liberté et autant de contact avec les outils informatiques, on est loin du cours magistral habituel ! « Je pense qu’avec cette méthodologie, on construit mieux ce qu’on a envie d’apprendre. C’est très formateur », estime Rémy Lechiffre, qui souvent se perçoit davantage comme un animateur qu’un professeur. Et pendant que ses élèves planchent déjà sur leur présentation, lui planche déjà sur l’organisation de leurs prochaines sorties : les éoliennes de Oundjo, KNS ou PlastiNord. Les troisièmes n’ont pas fini de développer leur autonomie et leur choix de carrière.
Photo : D. R.
Susciter l’envie d’apprendre, Les Nouvelles Calédoniennes, 3 mai 2010.

