Qui veut voyager loin…

La presqu’île de Pindaï a été envahie, le week-end dernier, par des cavaliers de clubs équestres du Caillou venus disputer la première manche du championnat d’endurance équestre.

Par Aude Perron

Ce n’est pas des voiliers, des optimistes ni même des va’as qui peuplaient la base de nautique de Pindaï, dimanche dernier. Non, c’étaient plutôt des cavaliers et des chevaux qui participaient à la première manche du championnat provincial nord d’endurance équestre. Un événement qui a gagné en popularité puisque cette 2e édition a attiré 44 participants par rapport à la trentaine de cavaliers inscrits l’an dernier. « La participation a augmenté », constate avec satisfaction Elise Montet, professeur à l’Association des Cavaliers du Nord (ACNO), qui organisait l’événement sportif, sous l’égide du comité équestre provincial nord et du comité régional de tourisme équestre.

S’il s’agit d’une pittoresque randonnée à cheval tantôt dans la plaine, tantôt dans le sous-bois ou le long de la plage, ce n’est toutefois pas une sinécure. C’est une balade de 10, 20 ou 40 km à parcourir à une vitesse variant entre 10 et 12 km/heure ou 12 et 15 km/heure, tout dépendant dans laquelle des quatre catégories l’on s’est inscrit. Le tout sous un soleil de plomb. « Tout le monde peut participer », assure Elise Montet. Mais il vaut mieux être entrainé et monter souvent car sinon, gare au mal de fesses ! 

Et il vaut mieux aussi connaître sa monture pour l’aider à ménager son effort afin qu’il termine le parcours. « Le défi, c’est d’être attentif au cheval : les chevaux sont très excités au début, alors il faut les retenir pour les ménager », témoigne Marie Strotz, une des participantes, qui a complété la distance de 20 km en pas loin de deux heures. Voilà donc toute la difficulté de l’exercice. Et si la distance est parcourue plus lentement que le rythme imposé, le jury retranche des points au cavalier. À l’inverse, au delà de la vitesse prescrite, ce dernier se fait carrément disqualifier.

À la fin de la randonnée, l’épreuve n’est pas encore terminée : il reste le contrôle vétérinaire, qui doit se fait trente minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée. « Avoir un bon contrôle, c’est dû à la qualité du cheval mais aussi au cavalier qui a su ménager sa monture », explique la jeune Morgan Guivarch, tout en amenant Zip Star Ohio au poste des vétérinaires. Là, on prend les pulsations cardiaques du cheval, histoire de voir s’il a bien récupéré. On vérifie l’état de ses muqueuses, révélatrice d’un sang qui circule moins bien dû par exemple à la déshydratation. « On le fait également trotter sur une dizaine de mètres pour voir s’il n’est pas blessé ou s’il n’a pas de raideurs », précise Julien Chauvet, le président du jury. 

Pour les chevaux, c’est enfin le moment de se rouler et se rafraîchir dans le lagon. Pour les cavaliers, il reste à attendre le classement suivant les calculs du jury. Et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, ils peuvent espérer prendre leur revanche lors de la prochaine compétition prévue à Bourail au mois de juin prochain.

Résultats :

Club 1

  1. Gwenaëlle Amat, Association des cavaliers de Dumbéa (ACD)
  2. Denis Hollman, ACD

Club 2

  1. Marie-Fançoise Hollman, ACD
  2. Valérie Gentien, ACD

Club 3 

  1. Sarah Gestin, ACNO
  2. Tiffany Montier, La Crinière (Koumac)
  3. Maud Pelissier, La Crinière 

Club 4

  1. Pauline Couget, ACNO
  2. Océane Delbergue, La Crinière
  3. Laura Blomme, ACNO

Photo : D. R.

Qui veut voyager loin…, Les Nouvelles Calédoniennes, 5 mai 2010.

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