Tout son avenir sous un même toit

Le Salon de l’étudiant démarre ce matin pour deux jours, sur le campus de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, à Nouville. Conseils d’orientation, formations et métiers : tout est réuni en cent trente stands pour que les jeunes aient tous les choix.

Par Aude Perron

Treize mille, au moins. C’est le nombre de participants qui sont attendus au Salon de l’étudiant qui ouvre ses portes ce matin, pour deux jours. Un succès qui se répète chaque année et qui s’explique, selon Jean-Luc Zaffran, co-organisateur de l’événement avec Sylvère Dervillez, tous deux professeurs au lycée Lapérouse : « C’est un incontournable pour le jeune qui se cherche une formation en fonction du métier qu’il veut faire ou celui qui souhaite connaître les débouchés de telle ou telle formation. Presque 50 % de la population calédonienne a moins de 30 ans : ce salon correspond à un réel besoin. »

Régional. Sur le campus de l’UNC, à Nouville, les 130 stands sont divisés en cinq pôles : métiers, formations, institutions, santé et social et international. Ce dernier pôle réunit une cinquantaine d’exposants, dont la majorité sont des établissements d’enseignement australiens et néo-zélandais. « Ce salon a un vrai rayonnement régional. C’est un effort que nous faisons depuis le début, mais depuis deux ou trois ans, la participation internationale a explosé », poursuit Jean-Luc Zaffran. Une trentaine d’entreprises privées des secteurs du transport, des mines ou des banques, notamment, seront également du rendez-vous. Nul doute, depuis la première édition en 2000 avec ses 20 exposants à la Maison des artisans, le Salon de l’étudiant a bien grandi.

Bénévoles. Autre particularité de l’événement, il est tenu à bout de bras non seulement par les deux professeurs du Lapérouse, mais également par leurs quarante-huit étudiants du BTS Management unités commerciales (BTS MUC), réunis dans l’association Partner. Tous sont bénévoles et travaillent en dehors des heures de cours pour gérer ce salon dont le budget s’élève à 7 millions de francs (financés par la Nouvelle-Calédonie à hauteur de 70 %, le reste par le vice-rectorat et la Société générale). « Je vois cela comme une mission de service public, autant pour les jeunes qui viennent chercher de l’information, que pour mes élèves qui acquièrent de l’expérience et gagnent en employabilité. » De la pédagogie active, donc, pour les BTS MUC qui se frottent aux relations commerciales, la logistique et la communication, notamment.

Signe que ce salon est bel et bien conçu pour des jeunes et par des jeunes, des démonstrations sportives et des spectacles animeront les deux journées. Enfin, l’événement est placé sous le thème de l’environnement, grâce à un partenariat avec Trecodec. « Tous les ans, nous ne parvenions pas à traiter les déchets de manière convenable, regrette l’enseignant. Cette fois-ci, nous avons des poubelles de tri sur le site, les stands sont munis d’une fontaine plutôt que de bouteilles d’eau. La brigade verte du lycée Jules-Garnier sera présente pour veiller à ce que le tri soit fait. »

Photo : Archives LNC

Tout son avenir sous un même toit, Les Nouvelles Calédoniennes, 4 septembre 2015.

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