Lundi, bibliothécaires, archivistes, documentalistes se sont rencontrés pour une journée professionnelle sur les ressources documentaires numériques. L’occasion de faire le point sur un milieu qui n’a pas le choix de s’adapter aux nouvelles technologies.
Par Aude Perron
Ces occasions-là sont rares : se rencontrer entre professionnels du milieu de part et d’autre de la Calédonie et échanger sur les défis demain. Mais signe que le besoin était là, ils sont une soixantaine de bibliothécaires, archivistes et documentalistes à avoir répondu à l’appel de l’Association des Professionnels de l’Information Documentaire en Nouvelle-Calédonie (APIDOC) et de l’Association des Bibliothécaires de la Province Nord (ABPN).
Vaste sujet abordé s’il en est un : le numérique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire vu la petitesse du territoire, le pays n’est pas en retard en la matière. « La Calédonie n’est pas larguée, confirme Françoise Garnot, présidente de l’APIDOC. Cependant, il y a encore du chemin à faire et il faut suivre les avancées technologiques. Le livre a encore de beaux jours devant lui, mais de nouveaux supports sont là et il faut les utiliser aussi. »
Alors, pour des institutions comme des centres de documentation ou des bibliothèques, que veut dire « passer au numérique » ? Cela peut passer notamment par se doter d’une cyberbase ou d’un accès à Internet. C’est aussi la possibilité de consulter le catalogue et de réserver un livre, en ligne, à partir de chez soir. Enfin, c’est donner accès à des documents numériques et des e-books.
Et pendant ce temps, les professionnels doivent s’adapter à ce nouvel environnement pour continuer de remplir leur rôle. « Notre métier est en plein bouleversement, poursuit Françoise Garnot. C’est bien beau acheter du matériel, comme des ordinateurs et des serveurs, mais il faut aussi former les gens. Il faut un bon service informatique pour nous soutenir, sinon, le bibliothécaire est démuni. »
L’enjeu est donc celui d’exploiter de nouveaux supports pour améliorer l’expérience de l’usager, mais derrière le numérique, il y a aussi un enjeu de conservation. « Grâce au numérique, on peut préserver tout ce qui se trouve sur support papier et audiovisuel, comme le super 8 et les diapositives. Il faut préserver cette mémoire. C’est urgent », conclut Françoise Garnot.
Photo : A. P.
Un métier en plein bouleversement, Les Nouvelles Calédoniennes, 20 octobre 2012.

