Une rentrée sans accroc

En dépit de l’accroissement de la population, la rentrée scolaire à Koné s’est faite en douceur. Mais à la mairie, on continue de se préparer aux défis des prochaines années.

Par Aude Perron

C’est à la salle polyvalente Au Pitirî à Koné que s’est tenu le bilan de la rentrée des écoles primaires de la commune à laquelle étaient conviés quelque 60 instituteurs. C’est la première année que la mairie tient une telle rencontre. « Faire le point est nécessaire car la ville de Koné est en train d’exploser au niveau démographique », explique le secrétaire général, Patrick Robert. 

En effet, sous l’impulsion de la construction de l’usine du Nord, de nouvelles familles arrivent à Koné ce qui gonfle les effectifs scolaires. Ainsi, de 808 qu’ils étaient en 2009, les élèves du primaire de la commune se chiffraient à 871 en cette rentrée 2010. « C’est une augmentation de presque 8 %; c’est énorme ! », poursuit Patrick Robert.

Malgré cela, la rentrée scolaire n’a pas soulevé beaucoup de problèmes par rapport aux années précédentes, a fait remarquer le maire de Koné, Joseph Goromido. « J’espère que cette façon de travailler va continuer », a-t-il souhaité. 

Si le maire a lancé une telle invitation aux instituteurs présents, c’est parce qu’on s’attend à ce que la population scolaire avoisine les 1000 élèves dès l’an prochain. Pas question, donc, de se reposer sur ses lauriers. Pour pallier à cette « invasion scolaire », on compte en partie sur la nouvelle école de Poindah qui devrait ouvrir ses portes à la rentrée 2011. Cette dernière pourra accueillir une centaine d’élèves du CE2 au CM2, ce qui libérera des places sur Koné pour les nouveaux arrivants. « La carte scolaire va changer. Il y aura beaucoup de bouleversement », prévoit Patrick Robert. 

En plus des 19 lignes de transport scolaire qu’elle gère présentement, la mairie est également sollicitée pour créer des circuits additionnels, à mesure que se peuplent les nouveaux lotissements de la commune. Une facture qui est déjà salée – 80 millions de francs par année – et dont les parents d’élèves ne contribuent qu’à hauteur de 10 %. A ces besoins s’ajoutent ceux au niveau de la cantine et en matière d’animation, notamment pendant les repas ainsi que les mercredis pédagogiques. Pour relever le défi, la mairie sollicite donc tous ses partenaires, car « elle n’a pas les moyens de faire face, seule, à cet afflux. » 

Une rentrée sans accroc, Les Nouvelles Calédoniennes, 6 mars 2010.

Photo : A. P.

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