Du 1er au 15 octobre, la mairie procède à un recensement complémentaire. Population attendue : plus de 9000 âmes. Un comptage nécessaire pour établir les besoins, scolaires, en infrastructures et en eau.
Par Aude Perron
À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : encore une fois, le chef-lieu de la province Nord procède au recomptage de ses habitants. Elle y avait déjà eu recours, en octobre 2011, et avec raison : la population, qui se chiffrait à 5199 individus au RPG 2009, était passée à 6992. Un bond de 35 % !
Deux ans plus tard, c’est rebelote puisque depuis le 1er octobre (jusqu’au 15), quatre agents recenseurs arpentent les nouveaux lotissements et bâtiments de la commune. D’abord, les logements qui étaient en construction au moment du dernier recensement complémentaire : Green Acres, Le Bosquet, les villas du GDPL Bako, etc. Cela représentait 238 maisons. A ces dernières, s’ajoutent une centaine d’autres, livrées depuis en octobre 2011, mais qui n’avaient pas été prises en compte. Et un autre 160 logements, actuellement en construction. A raison de 4 personnes par ménages, on parle de 2000 personnes de plus. Bref, « on devrait arriver à une population entre 9000 et 9500 habitants », estime Patrick Robert, secrétaire général de la commune.
Si la mairie souhaite suivre au plus près l’évolution de sa population, c’est pour mieux estimer les effectifs scolaires car vingt-cinq nouveaux élèves correspondent à une salle de classe en plus et l’ouverture d’un poste d’enseignant. C’est également pour en faire profiter les finances de la commune dès 2014, puisque la population pèse à 43 % dans le calcul de la dotation du fonds intercommunal de péréquation. Les autres facteurs sont la superficie, la distance de la commune de Nouméa, le nombre d’enfants scolarisés au primaire et l’importance du réseau routier (à cet effet, la commune vient de récupérer presque 20 kilomètres de routes dans le domaine public (17,5 km en voies urbaines et 2 km en chemin rural), voir notre édition du 31 août dernier). « Un habitant rapporte environ 28 000 francs au FIP », indique Patrick Robert.
Enfin, autre intérêt non négligeable de ce recensement intercensitaire : estimer les besoins en eau, sujet qui fait beaucoup de remous sur VKP. « Nos captages ne seront pas suffisants. Il va falloir trouver d’autres solutions », conclut Patrick Robert.
Légende : L’agent Emeline Pourouda recense les occupants des logements du lotissement Bellevue, en pleine construction.
Photo : A. P.
Combien sommes-nous ?, Les Nouvelles Calédoniennes, 10 octobre 2013.

