Vendredi dernier, le CFPPA Nord a remis des attestations de capacité professionnelle arboricole (Acpa) aux huit étudiants de sa troisième promotion.
Par Aude Perron
Lentement mais sûrement, la province Nord développe des compétences en arboriculture. Depuis 2008, le CFPPA Nord offre une formation qualifiante en arboriculture et vendredi dernier, le centre de formation récompensait sa troisième promotion d’une attestation de capacité professionnelle arboricole (Acpa). « Ce n’est pas un diplôme officiel mais une formation qualifiante reconnue par les professionnels et par la Province Nord », explique Camille Antoine du CFPPA Nord. « Le but, c’est la professionnalisation de l’arboriculture en province Nord », enchaîne Gael Caron-Laviolette, technicien chez Arbofruits à Koné.
En tout, 8 « étudiants », des professionnels âgés entre 30 et 55 ans venant de la zone VKP, de Koumac, Ouégoa, ou Canala, ont mérité leur attestation. Pour cela, entre avril et août dernier, ils ont suivi 12 journées de formation où tous les thèmes sur la conduite du verger étaient abordés, du choix du site jusqu’à la vente du fruit : préparation du sol, gérer un système d’irrigation, réaliser un traitement phytosanitaire, réaliser une taille, etc. Le tout dehors, en plein soleil. « Il n’y a pas de théorie, précise Camille Antoine. Tout se passe sur le terrain chez des arboriculteurs qui acceptent de nous ouvrir leurs portes. »
Pour Gael Caron-Laviolette, l’Acpa « est un bon dispositif qui teste les motivations des personnes ». En effet, les subventions de la Province pour appuyer un projet de démarrage ou d’agrandissement d’un verger dépendent de la réussite de la formation. Bref, l’arboriculture, ce n’est pas pour les cueilleurs du dimanche. Sylvain Gorohouna, un maraîcher de 55 ans de Poindah, a bien l’intention de faire profiter sa tribu de ses nouvelles connaissances. « Cette formation, c’est mon passeport », a-t-il déclaré en recevant son attestation, comme deux autres de ses camarades également présents. Il compte cultiver une variété de fruits – oranges, mandarines, ananas – sur quelques hectares seulement, pour commencer doucement.
Photo : A. P.
Du renfort en arboriculture, Les Nouvelles Calédoniennes, 23 février 2011.

