Engouement pour les danses urbaines et métissées

L’école de danse Art et Mouvement s’agrandit et a ouvert ses portes samedi pour présenter au public ses nouvelles disciplines : danse orientale, funky newstyle et autre cabaret fusion.

Par Aude Perron

Il faisait chaud samedi dans le studio de l’école Art et Mouvement. Plusieurs dizaines de personnes se sont pressées aux portes ouvertes organisées par sa dirigeante, Carine Richez-Raguin. « Il y a une ambiance de folie », lâche-t-elle discrètement à l’attention d’une amie, comme surprise par le succès de cet événement dont c’est une première. Son but : faire connaître les nouveaux cours de danses – et les professeurs – que proposera l’établissement de la rue Gallieni, dès le 1er mars.

Ils auront toutefois lieu au nouveau studio, à quelques pas de là, quai Jules-Ferry, qui se prépare à accueillir ses premiers élèves d’ici quelques jours. « Cela fait treize ans que j’ai cette école, mais j’aime me moderniser, explique Carine Richez-Raguin. Et cela répond à une demande des élèves. » Danse orientale, ragga-dancehall, funky newstyle et afro-samba : l’accent est mis sur les danses métissées et urbaines. « C’est important que les élèves puissent apprendre des danses du monde. Plus ils toucheront à des énergies de danse différentes, plus ils seront complets. »

Moins d’académisme, plus de plaisir

Sans oublier l’énergie des professeurs. Et cela, Charly, danseur et instructeur de ragga-dancehall, n’en a pas manqué pour mettre le feu dans le studio où une cinquantaine de participantes se disputaient l’espace. « Ça va ou quoi ? Je ne vous entends pas : ça va ou quoi ? » Et de commencer en montrant, mouvement par mouvement, un premier enchaînement. Puis un autre un peu plus compliqué. « Mais non ! L’autre gauche, la vraie ! » La musique va trop vite, les danseuses sont un peu larguées, mais tout le monde a la banane.

Quarante-cinq minutes plus tard, Coraly, 12 ans, sort du studio, plutôt contente de son cours d’essai. « Je connaissais quelques pas de ragga, sans plus, car je fais plutôt de la danse tahitienne. Les pas sont faciles, mais c’est les enchaînements qui sont difficiles. » Pas assez pour la décourager cependant, car elle est décidée à s’inscrire. À côté d’elle, Nanci, sa mère, approuve : « Je vois que ma fille transpire, c’est bien ! C’est moi qui l’ai convaincue d’essayer car je fais du burlesque ici depuis deux ans. Danser, ça met du peps ! »

Affirmer sa féminité

Débarquée il y a moins d’un an en Calédonie pour suivre son mari, Nadia Jalal est une pointure de la danse orientale en Métropole où elle dirige une école qui compte deux cents élèves, à Toulouse. « La danse orientale, c’est une philosophie de vie, explique-t-elle, c’est aider les femmes à retrouver leur féminité. En fait, c’est la danse de la féminité absolue car chaque partie du corps est sublimée. » Chez Art et Mouvement, elle offrira un cours jeunes, un autre pour les adultes et du fitness oriental. « Je trouve qu’en Calédonie, les gens sont réceptifs à la nouveauté. Tout le monde danse ici, c’est impressionnant », analyse la professionnelle.

Si elle danse, Stella, 34 ans, s’estime plutôt débutante et ces journées portes ouvertes sont pour elle l’occasion de faire des découvertes. Mais, la danse orientale, elle connaît puisqu’elle suit déjà un cours de Nadia dans un autre studio de la capitale. « J’ai repris son cours ce matin. C’est dire si je suis accro ! »

Photo : Jacquotte Samperez

Engouement pour les danses urbaines et métissées, Les Nouvelles Calédoniennes, 23 février 2016.

 

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