Entre les différentes missions envers son public – orientation, formation, insertion et mobilité -, la Mission d’insertion des jeunes de la province Sud (Mij) n’a pas chômé, en cette 24e année d’activité.
Par Aude Perron
Parmi tous ces outils, l’année 2014 a vu la création, au sein de l’antenne Mij de Nouméa, de Cap mobilités, un espace consacré à la mobilité en dehors du Caillou, qu’il s’agisse d’étudier à l’étranger, d’y travailler ou d’y faire du volontariat. « De plus en plus de jeunes sont intéressés par la mobilité et le volontariat, estime Emilie Hudan, responsable de la communication à la Mij. Et pour nous, la mobilité est un véritable outil d’insertion. »
Relation. L’autre nouveauté, c’est Phare emplois jeunes. Il s’agit d’un espace consacré à la mise en relation des jeunes demandeurs d’emploi avec les entreprises, à travers un accompagnement individuel ou collectif, des formations en rapport avec les attentes des em-ployeurs, l’affichage d’offres de travail (une quarantaine en moyenne par mois), etc. « Avec cet outil, nous devenons l’interface entre les jeunes et les employeurs. »
Pour déployer l’ensemble de ses activités dans ses 9 antennes en province Sud, la Mij a disposé d’un budget de 498 millions de francs, montant stable d’une année à l’autre. Cependant, l’association, dont les financements dépendent des collectivités (Etat, provinces, communes) reste sur le qui-vive. « Il faut toujours chercher à équilibrer notre budget, commente Emilie Hudan. On sait que c’est compliqué pour les collectivités depuis quelques années. Donc on cherche de plus en plus à vendre notre technicité. »
Emploi. Et de préciser que sur ce montant, plus de 123 millions ont été destinés au financement des mesures d’accès à l’emploi (charges sociales, indemnités versées aux jeunes), soit presque 25 %. « Les entreprises qui accueillent les jeunes doivent davantage jouer le jeu. »
Photo : Archives LNC
Entre nouveautés et prudence, Les Nouvelles Calédoniennes, 15 octobre 2015.

