Ils tapent sur des bambous et ça leur va bien

Le lycée agricole a célébré cette semaine la Fête de la musique. Une première qui a permis aux jeunes de découvrir de nombreux instruments, notamment les bambous pilonnants.

Par Aude Perron

C’est la première année que le Lycée célèbre la Fête de la musique. Sur toute la semaine, grâce à un partenariat avec l’antenne de Koné du Conservatoire de musique, les étudiants ont pu assister à divers ateliers de découverte musicale : guitare-chant, cuivres, duo basse et batterie, quintet de jazz avec improvisation et bambous pilonnants. « On leur met l’eau à la bouche, explique Lêdji Bellow, professeur d’éducation socioculturelle. Ensuite, les élèves détermineront quel instrument leur parle le plus. » 

Ainsi, mercredi matin, Hervé Lecren, le directeur de l’antenne de Koné du Conservatoire de musique, s’en donnait à cœur joie pour faire découvrir les bambous pilonnants. Il aimerait bien faire entrer les bambous dans les écoles, surtout qu’en jouer est la portée de tout le monde : « Il faut faire avec ce qu’on a autour de nous, dit-il, pour vanter cet instrument bien local. L’originalité de notre musique doit provenir de notre patrimoine, de nos racines. » 

Et pour convaincre les jeunes, il en a convié une dizaine à venir s’asseoir sur une natte et prendre un bambou dans chaque main. Guidés par leur professeur, ces derniers ont martelé le sol avec les bambous, comme s’il s’agissait de pilons, pour un résultat mélodieux et réjouissant. Au vu des sourires sur les visages de tout un chacun, il n’a fait aucun doute que les apprentis musiciens ont apprécié. Hervé Lecren en a profité pour partager son ambition : un groupe de 100, voire 200 joueurs de bambous et qui ferait une prestation au Festival des arts mélanésiens ! « Et vous pourriez écrire des textes, en français, en anglais ou en langue, et les réciter sur la mélodie. »

Mais peu importe que ce soit les bambous pilonnants ou les cuivres qui attirent le plus de curieux, l’important durant cette semaine, c’était de faire de nouvelles découvertes culturelles. On peut donc s’attendre à ce qu’il y ait plus de musique au Lycée. « Il n’en tient qu’aux élèves, conclut Lêdji Bellow. S’ils sont intéressés à en faire, il n’y a pas de raison qu’on ne comble pas leurs désirs. »

Photo : A. P.

Ils tapent sur des bambous et ça leur va bien, Les Nouvelles Calédoniennes, 23 juin 2010.

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