La part belle aux arts mélanésiens

C’est mercredi dernier, à Pouebo, que la Province Nord a lancé sa nouvelle saison culturelle 2010. Et cette année,  il y en aura pour tous les goûts. Petit florilège des grands événements.

Par Aude Perron

Si la programmation n’est pas encore coulée dans le béton et que certains événements restent à confirmer, le premier trimestre, lui, est bien ficelé. Et ce n’est pas la variété qui va manquer : « Il y aura un peu de tout : notamment de la danse, du théâtre, des grands et petits plateaux musicaux et des projections documentaires », indique Sam Moinlaoupioh, le directeur du Centre culturel de la Province.

Il y aura aussi quelques évènements phares dans cette mouture 2010, notamment le Festival Ree Ma Yo, qui se déroulera du  27 au 30 mai à Houaïlou, et dont l’objectif est de mettre en valeur la culture kanak à travers la danse, l’art culinaire et des expositions. Quant au Festival des arts mélanésiens, le coup d’envoi sera donné à Koné le 12 septembre (pour être décentralisé par la suite) et fera la part belle aux artistes originaires du Vanuatu, des îles Salomon et de Papouasie Nouvelle-Guinée. 

Une des vedettes de la saison est sans conteste la Réunionnaise, Leila Negrau, qui fera la joie de tous les fans de world beat, le 5 mai au Centre culturel à Koné. Les amateurs d’espaces de réflexion et de discussion ne seront pas en reste avec trois conférences, dont les deux premières porteront respectivement sur le thème de l’igname et sur celui de l’environnement.

Les jeunes y trouveront également leur compte. Sam Moinlaoupioh leur prépare des ateliers de danse, de chant et de théâtre. Avec certaines écoles, il tente de créer des ponts, en particulier avec le lycée de Pouembout qui offre un cours d’éducation socio-culturelle (ESC) à ses élèves. Dans le cadre de ce cours, le jeune directeur de 27 ans aimerait organiser des ateliers de théâtre donnés par des comédiens professionnels : « Nos jeunes ont du mal à communiquer, à s’exprimer, estime-t-il. On peut débloquer tout ça car le théâtre, ça libère. Et les artistes sont toujours partants pour ce genre de projets. »

Visiblement, trouver des idées d’événements et des artistes n’est pas la difficulté à laquelle se heurte Sam Moinlaoupioh. En fait, son grand défi, c’est l’hébergement, mais aussi les coûts et la logistique. Autrement, si l’on se fie à ce dernier, il y aurait encore plus de manifestations en Province Nord car « de la culture, il n’y en a jamais assez ! »

La part belle aux arts mélanésiens, Les Nouvelles Calédoniennes, 16 mars 2010.

 

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