L’art de l’influence

Le monde compte 5 465 think tanks. Leurs membres utilisent toutes les tribunes disponibles pour intervenir dans les débats de politiques publiques. Barack Obama en a recruté plusieurs au sein de son administration. Voyage au cœur d’un monde d’idées et d’influence.

Par Aude Perron

En 1968, l’économiste canadien Ronald Ritchie prend l’avion pour Washington, chargé d’une importante mission du premier ministre Pierre Elliott Trudeau. Il doit s’inspirer de ce qui se fait dans les think tanks américains pour en fonder de la même trempe au Canada. Quatre ans plus tard, l’Institut de recherches en politiques publiques (IRPP), entre autres, voyait le jour.

Aujourd’hui, on compte 5465 de ces instituts de recherche dans 169 pays, dont 1777 aux Etats-Unis et 94 au Canada. Ces « usines à idées » ou « boîtes à cerveaux » se penchent sur tous les sujets, allant de la diplomatie aux arts et la culture. Certains ont une affiliation universitaire, d’autres non, mais tous comptent des PhD dans leurs rangs. Sans but lucratif, certains ont des budgets faramineux, d’autres roulent sur quelques centaines de milliers de dollars. Non partisans, certains ont une idéologie claire et émettent des prescriptions politiques, d’autres publient des études quantitatives invitant le lecteur à tirer ses propres conclusions. 

Mais à quoi servent-ils vraiment ? Les premiers think tanks apparaissent aux États-Unis au début du siècle. Ce sont des groupes d’intellectuels nichés dans une université qui mettent à profit leur talent et leur temps pour réfléchir sur les problèmes et les enjeux de la société. Le fruit de leurs réflexions est publié dans de volumineux ouvrages, pas toujours digeste pour le commun des mortels. Pour Don Abelson, de l’Université Western Ontario, il ne fait aucun doute que les think tanks jouent un rôle important : « Ils comblent un vide car le gouvernement a le mandat d’élaborer des politiques, mais n’a pas nécessairement l’expertise pour le faire. Et les think tanks la lui fournissent. » 

Pour les think tanks fondés plus récemment, notamment à partir des années 70, ce n’est pas assez : il faut proposer des solutions et influencer. Dans son livre Do think tanks matter ? Assessing the impact of public policy institutes, Donald Abelson les appelle « advocacy think tanks », en raison de leur biais idéologique et du marketing efficace de leurs recherches. Leur but ? Sensibiliser et influencer les législateurs et le public. Comment ? En se tenant à l’affût des débats et en rédigeant des prescriptions politiques qui tiennent en deux ou trois pages. Et en cherchant à se faire entendre : op-ed, conférences, témoignages devant une commission, etc. Dans leur rapport annuel, les think tanks dressent la liste des tribunes auxquelles ils ont participé, comme autant de preuves de leur pertinence et de leur impact. 

Il faut dire qu’ils n’ont pas le choix d’être aussi proactifs : aux Etats-Unis, le nombre de think tanks a plus que doublé depuis 1980. Comme si cela n’était pas assez de concurrence, leur voix se mêle à celle des syndicats, des ONG et des groupes de pression de tout acabit qui, eux aussi, y vont de leurs solutions. D’ailleurs, il est parfois difficile de distinguer les think tanks des autres, estime Don Abelson : « Les groupes de pression font de plus en plus de recherche et d’analyse et les think tanks plaident de plus en plus leur cause. La ligne entre les deux est incroyablement floue. »

Le va-et-vient entre les think tanks et le gouvernement est un autre aspect qui peut faire sourciller. James McGann, de l’Université de la Pennsylvanie, dans Think Tanks and Civil Societies, n’hésite pas à parler de « revolving doors ». Ce phénomène est caractéristique des think tanks américains, en raison du système politique : une nouvelle administration doit combler 10 000 postes  politiques et, pour ce faire, puise notamment dans les think tanks, comme en témoigne l’équipe d’Obama dont 37 % arrive d’un think tanks ou d’une université. « Contrairement au Canada où la fonction publique est professionnelle, aux Etats-Unis, il y a un roulement de personnel important entre deux gouvernements, explique Angelo Melino, de l’Université de Toronto, administrateur du NBER. Il y a donc toutes sortes de nominations possibles et ainsi autant d’occasions d’influencer le gouvernement. » Et voilà pourquoi les think tanks sont souvent appelés des «  governments in waiting ».

Les défis pour les think tanks sont donc nombreux : aller chercher l’expertise de fonctionnaires du gouvernement, mais rester non partisan. Se trouver des partenaires financiers sans que ces derniers s’immiscent dans le programme de recherche. Rester crédible en dépit de nos idéologies. Se pencher sur les grands problèmes de la société, mais rester pertinent pour pouvoir financer ces recherches. Faire de la recherche de haut niveau, mais la rendre accessible aux décideurs et au public. Avoir de l’impact et influencer sans y laisser son âme. Des défis que les think tanks relèvent tous à leur façon.

Adam Smith Institute (ASI)

Lieu : Londres (G-B)

Fondation : 1977

Budget : moins de 1 M $ US

Vedettes : Madsen Pirie, Eamonn Butler

Idéologie : libéralisme

L’institut s’est véritablement fait connaître à partir des années 80. Margaret Thatcher, premier ministre conservateur du Royaume-Uni de 1979 à 1990, s’est appuyée sur des think tanks libéraux, tel que le ASI, pour instaurer une série de réformes économiques radicales, dont la privatisation de 29 entreprises d’État. Cette vague de privatisations est la contribution dont Madsen Pirie, fondateur du ASI, est le plus fier : « Même si on ne peut pas en prendre tout le mérite, l’institut a été très instrumental dans ce processus. » Aujourd’hui, en pleine tourmente économique, l’ASI se désespère de voir les gouvernements « devenir subitement keynésiens » en bâtissant des plans de relance à crédit. Selon lui, la solution est plus que jamais le libre marché.

Fraser Institute

Lieu : Vancouver (BC)

Fondation : 1974

Budget : 14 M $

Vedettes : Michael Walter, Mike Harris, Preston Manning, Ralph Klein

Idéologie : libéralisme

Né dans la controverse (il a été fondé avec l’appui financier de la forestière MacMillan-Bloedel. pour contrer le gouvernement néo-démocrate), l’Institut Fraser est un think tank influent avec 4 bureaux au Canada et 2 aux Etats-Unis. Maître dans l’art de mesurer l’efficacité du gouvernement, des écoles ou des hôpitaux, il a développé la médiatisée Journée de l’affranchissement de l’impôt. « C’est une façon frappante de faire comprendre aux Canadiens l’ampleur de leur fardeau fiscal », explique Dean Pelkey, directeur des communications, qui regrette qu’Ottawa n’ait pas véritablement bougé sur le sujet. En ce qui concerne l’ALENA, l’institut Fraser a eu la main plus heureuse : ses recherches en faveur du libre-échange ont largement contribué à faire augmenter l’appui du public envers l’ALENA. 

Institut économique de Montréal (IEDM)

Lieu : Montréal (QC)

Fondation : 1987

Budget : 1,2 M $

Vedettes : Michel Kelly-Gagnon, Marcel Boyer, Pierre Lemieux

Idéologie : libéralisme

L’IDEM est devenu véritablement opérationnel à partir de 1998 sous Michel Kelly-Gagnon, exaspéré par le « consensus mou et politiquement correct » du débat d’idées au Québec.  La priorité de l’institut est l’éducation économique du public et des médias avant de produire des recherches de haut niveau académique. Un de ses bons coups est certainement sa contribution au débat sur les barrières interprovinciales au commerce et qui ont mené à l’Entente de partenariat économique entre le Québec et l’Ontario, en vigueur depuis le 1e octobre. Aujourd’hui cependant, l’IEDM trouve moins d’écho à Québec et Ottawa où, crise économique oblige, l’interventionnisme a la cote. « Mais il y aura un retour du balancier, assure Michel Kelly-Gagnon. Et ceux qui ont montré une constance intellectuelle, comme nous, seront écoutés. »

Institut de recherche en politiques publiques (IRPP)

Lieu : Montréal (QC)

Fondation : 1972

Budget : 2,6 M $ 

Vedettes : Mel Cappe

Idéologie : aucune

L’IRPP est un think tank réputé dont les administrateurs, d’allégeances variées, viennent de partout au pays. Il jouit d’un fond de dotation qui lui permet de ne pas dépendre des bailleurs de fonds pour financer ses recherches. « Notre indépendance est garantie par notre dotation et la diversité de nos administrateurs », estime son président, Mel Cappe. En raison de sa sérénité financière, on reproche parfois à l’IRPP de ne pas chercher à être davantage visible ou avoir davantage d’impact. Toutefois, pour l’ancien greffier du Conseil privé, la mission de l’institut reste de stimuler le débat public d’idées, de recherches et d’analyses, sans idéologie. Il estime d’ailleurs qu’une des grandes contributions de ce dernier est d’avoir lancé les débats sur les villes-régions et l’intégration nord-américaine.

Centre for Economic Policy Research (CEPR)

Lieu : Londres (G-B)

Fondation : 1983

Budget : 1,6 M $ US

Vedettes : Barry Eichengreen, Kevin O’Rourke, Paul Krugman

Idéologie : aucune

Le CEPR est un réseau de 750 économistes à travers le monde, notamment l’Europe. Ses travaux ont trouvé beaucoup d’écho dans les années 1990 alors que les pays d’Europe de l’Est passaient d’une économie planifiée à une économie de marché. Le récent bon coup du CEPR est certainement voxeu.org, un collectif d’op-eds dédiés à l’économie, mis sur pied en juillet 2007, à la veille de la crise financière ! Le site reçoit 25 000 visites par jour et a été classé par le Wall Street Journal parmi les 30 meilleurs blogs économiques. « Notre force, c’est notre réseau de chercheurs, explique Stephen Yeo, PDG de l’institut. Les universitaires sont meilleurs à traiter des questions complexes qui ont besoin d’un nouveau schéma de pensée. Il y a toujours des idées fraiches chez nous. »

National Bureau of Economic Research (NBER)

Lieu : Cambridge (MA)

Fondation : 1920

Budget: 30 M $ US

Vedettes : James Poterba, Robert Lipsey, Martin Feldstein

Idéologie : aucune

Le NBER est un institut de recherche dédié à l’analyse quantitative de l’économie américaine, connu pour avoir inventé, dans les années 30, du produit intérieur brut (PIB). Niché à Harvard et jouissant d’un important fond de dotation, il publie annuellement 1000 études et compte autant d’économistes affiliés. Plusieurs de ses membres sont nobélisés ou siègent sur le Council of Economic Advisors, qui conseille le président des États-Unis. L’institut ne se considère pas comme un think tank car il est sans idéologie et ses travaux sont généralement réservés aux initiés : « C’est écrit par des PhD pour des PhD, admet Donna Zerwitz, directrice au NBER. Mais nous croyons tout de même qu’il est important que les gens lisent nos études. » 

Center for American Progress (CAP)

Lieu : Washington (D.C)

Fondation : 2003

Budget: n.d.

Vedettes : John Podesta, Sen. Tom Daschle, Bracken Hendricks

Idéologie : progressisme

Un des derniers venus dans le paysage des think tanks économiques, le CAP n’en a pas moins sauté rapidement dans l’arène pour faire entendre sa voix, grâce à son utilisation innovante et audacieuse des nouveaux médias. Il a été fondé pendant le règne de Georges W. Bush par John Podesta, ancien chef de cabinet de Bill Clinton qui a récemment mené l’équipe de transition de Barack Obama à la Maison-Blanche. Mais un gouvernement démocrate ne rend pas l’existence plus facile ou plus légitime à un think tank progressiste. « Nous sommes non partisan, rappelle Amanda Logan, chercheure en politique économique. Nous ne sommes pas des cheerleaders. Nous avons un plan pour la nouvelle présidence, Progressive Growth, et espérons qu’Obama s’en inspirera. »

American Enterprise Institute (AEI)

Lieu : Washington (D.C.)

Fondation : 1943

Budget: 31 M $ US

Vedettes : Newt Gingrich, Paul Wolfowitz, Vincent Reinhart, John Bolton, Lynne Cheney

Idéologie : libéralisme

Fondé pour défendre le libre marché, le AEI est reconnu pour ses idées conservatrices. Une des grandes particularités est le va-et-vient de ses membres entre l’institut et le gouvernement ou le Congrès. « Beaucoup de nos chercheurs ont servi au gouvernement, explique Véronique Rodman, directrice des communications. Ils comprennent ce qui est possible et ce qui ne l’est pas quand il s’agit de passer une loi au Congrès. Nous sommes un think tank pratique. » Le plus récent fait d’arme de l’AEI ? En juillet dernier, Nancy Pelosi a mis sur pied la Financial Crisis Commission qui doit enquêter sur les causes de la crise économique. Sur les 4 membres républicains de la Commission, 2 proviennent de l’AEI.

Heritage Foundation

Lieu : Washington (D.C.)

Fondation : 1973

Budget : 61 M $ US

Vedettes : Edwin Feulner, James Roberts, J.D. Foster

Idéologie : libéralisme

Heritage Foundation est caractéristique des think tanks américains qui ont émergé dans les années 70. « Tous les think tanks conservateurs de cette époque sont apparus pour faire un contrepoids à Brookings et aux idées de gauche qui prenaient toute la place dans le débat public », explique Don Abelson, de l’université Western Ontario. Heritage se distingue toutefois en 1980, lorsque son programme pour la nouvelle présidence, A Mandate for Leadership, une brique de quelque 1000 pages, devient la bible de Ronald Reagan. Heritage s’enorgueillit du fait que près du deux tiers des 2000 des recommandations contenues dans son livre aient été adoptées. Aujourd’hui, Heritage demeure toujours aussi influent, grâce à sa proximité du Congrès américain et un marketing redoutable de ses idées.

Cato Institute

Lieu : Washington (D.C.)

Fondation : 1977

Budget: 20 M $ US

Vedettes : David Boaz, Edward Crane, James Buchanan

Idéologie : libéralisme

Selon Don Abelson, de l’Université Western Ontario, « l’institut Cato est en quelque sorte devenu une anomalie à Washington ». Il est autant capable de plaider en faveur d’idées proches des Républicains, telle que l’abolition de la sécurité sociale, que de celles chères aux Démocrates, à savoir le droit des homosexuels ou la légalisation de la marijuana. Il est autant capable d’obtenir le soutien financier de grandes corporations, et notamment, de pétrolières, que de critiquer la participation américaine à la guerre du Golfe. Une de ses plus récentes victoires, c’est d’avoir lancé le débat sur l’interprétation du deuxième amendement à la Constitution et demander à la Cour suprême de trancher : aujourd’hui, les Américains ont le droit de porter une arme.

Conference Board of Canada (CBOC)

Lieu : Ottawa (ON)

Fondation : 1954

Budget : 33 M $ US

Vedettes : Glen Hodgson, Michael Bloom

Idéologie : aucune

Signe distinctif, le CBOC est constitué de gens d’affaires et de fonctionnaires plutôt que d’universitaires et se finance en vendant ses services (prévisions, études, données, etc.). Des clients peuvent même faire des suggestions de problèmes à étudier : « Mais les conclusions sont les nôtres. Et parfois, les clients ne les aiment pas ! », confie dit Gilles Rhéaume, vice-président des politiques publiques. Mais n’eut été du CBOC, les Canadiens paieraient peut-être aujourd’hui 9 % de TPS : en 1989, le gouvernement Mulroney veut remplacer la taxe manufacturière par une TPS à 9 % (pour avoir un effet neutre sur les revenus du gouvernement). Sceptique, le CBOC fait ses propres recherches et détermine que c’est plutôt à 7 % qu’elle doit être fixée. « En tant que think tank, nous observons tout ce qui se passe. S’il y a un problème ou quelque chose de louche, nous l’examinons de plus près ». 

C.D. Howe Institute

Lieu : Toronto (ON)

Fondation : 1973

Budget : 3,5 M $ US

Vedettes : William Robson, David Laidler, Jean-Yves Duclos

Idéologie : libéralisme

Le C.D. Howe se penche sur les enjeux nationaux courants comme la politique monétaire, les finances publiques ou la démographie. Libre-échangiste, il a aussi produit d’importantes études pour éduquer l’opinion publique et les décideurs sur les avantages de l’ALENA. « Notre cheval de bataille, c’est de produire de la recherche de qualité, non partisane et qui soit dans l’intérêt du pays », insiste Alexandre Laurin, analyste senior, qui rappelle qu’avant d’être publiées, les études de l’institut sont soumises à un comité de révision par les pairs. Comme tout think tank, le défi est de rendre cette recherche accessible et de trouver du financement. « C’est à recommencer chaque année, alors il faut rester pertinent. Pour cela, on reste bien branché. »

Brookings Institution

Lieu : Washington (D.C.)

Fondation : 1916

Budget : 61 M $ US

Vedettes : Robert Litan, William Gale, William Frey

Idéologie : progressisme

Brookings est un des think tanks américains les plus prestigieux. Signe de son influence et de sa reputation, plusieurs chercheurs – nommément Peter Orszag, Douglas Elmendorf, Jason Furman et Lael Brainard    ont été nommés par le président Obama pour servir au Trésor, au Congrès ou autre. Brookings se penche sur tous les sujets de l’heure, allant de la crise financière à la fermeture de la prison de Guantanamo en passant par la réforme du système de santé (sans pour autant faire payer les riches). Il est connu pour avoir alimenté le débat sur la révision du code d’imposition américain en 1986. Plus récemment, il a mis sur pied un programme de politiques publiques métropolitaines dans le but d’accroître la prospérité des villes et des régions métropolitaines et d’en faire des moteurs de l’économie américaine.

Hoover Institution

Lieu : Stanford (CA)

Fondation : 1919

Budget : 37 M $ US

Vedettes : Condoleezza Rice, George P. Shultz, Edwin Meese

Idéologie : libéralisme

Niché sur le campus de l’université californienne Standford, Hoover fait la promotion de la liberté individuelle, économique et politique. Les relations entre Hoover et Stanford n’ont pas toujours été au beau fixe car il s’agit d’un institut conservateur niché dans une université plutôt libérale. En 2003 d’ailleurs, on lui a reproché ses liens avec l’administration Bush. L’institut est controversé à plusieurs égards, notamment dans les personnalités qu’elle compte ou a compté dans ses rangs : l’ancien secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, ainsi que Thomas Gale Moore et Bruce Berkowitz, deux des plus influents « sceptiques ». On ne se surprendra guère d’apprendre qu’un des grands donateurs corporatifs de Hoover est la Fondation Exxon.

Peterson Institute for International Economics (PIIE)

Lieu : Washington (D.C.)

Fondation : 1981

Budget: 10 M $ US

Vedettes : Fred Bergsten, Anders Aslund, William Cline, Adam Posen

Idéologie : aucune

Plus jeune que ses confrères, le PIIE a gagné ses galons dans le milieu des politiques publiques rapidement. Il tire beaucoup de fierté d’être reconnu comme véritablement non partisan et neutre par les médias et le Congrès américain. En moins de 30 d’existence, le PIIE a nourri le débat sur la réforme du FMI, l’adoption de normes bancaires internationales et les déséquilibres commerciaux. Il a fait d’importantes contributions aux rondes de négociation de Doha,  de l’Uruguay, à la mise sur pied de l’OMC et de l’ALENA. Les priorités actuelles du PIIE sont, notamment la crise économique et financière, la mondialisation et la dimension commerciale de la lutte dans le réchauffement climatique. 

L’art de l’influence, Commerce, novembre 2009, p. 34-40.

Illustration : Keith Negley

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