Il aura fallu plusieurs mois de préparation pour permettre au dessalinisateur du musée Maritime de Nouvelle-Calédonie de plonger, hier, dans un bain d’électrolyse.
Par Aude Perron
Pour rappel, cette imposante pièce de bronze de plus d’une tonne a été découverte par Fortunes de Mer, en septembre dernier, sur l’épave de La Seine, corvette de guerre naufragée en 1846 dans la passe de Pouébo. Gisant par 23 mètres de fond, le dessalinisateur, qui servait à fournir de l’eau douce à l’équipage et accessoirement à chauffer l’eau pour la cuisine, a été récupéré en décembre et acheminé au laboratoire de traitement du musée.
Après des semaines de nettoyage mécanique et la confection d’une cage en acier inoxydable, la pièce a été immergée, hier, avec l’aide d’une petite grue fournie par le Port autonome, dans une cuve remplie d’une solution de soude diluée. Deux mille litres d’un bain chimique qui doivent permettre d’éliminer les sels qui ont pénétré le métal et le corrodent.
Durée du trempage : entre quelques mois et plus d’un an. « Ce temps est impossible à déterminer à l’avance, indique Marie Arnautou, conservatrice-restauratrice du musée. Cela dépendra de la quantité de sel à éliminer, et souvent la réponse ne nous est donnée qu’à la fin du traitement. »
Photo : Thierry Perron
Le dessalinisateur du Musée a débuté son bain, Les Nouvelles Calédoniennes, 25 mai 2016.

