Le groupe ENGIE en Nouvelle-Calédonie offre à six bacheliers de suivre sur deux ans une formation en alternance en Métropole. À la clé : un diplôme de technicien supérieur en maintenance industrielle.
Par Aude Perron
Une cohorte 2016-2018, voilà ce que cherche à constituer le groupe ENGIE (ex-GDF Suez) à partir du 10 juin. Face au succès d’une première promotion et d’une deuxième actuellement en fin de parcours en Métropole, le groupe, qui compte sept sociétés en Calédonie, vient d’ouvrir six nouvelles places pour permettre à des bacheliers de filières techniques de suivre une formation en alternance, en région parisienne. À la fin des deux ans : un titre professionnel de technicien supérieur en maintenance industrielle.
Ces six Calédoniens feront partie d’une cohorte ultramarine comptant également six Polynésiens et deux Réunionnais. « On a la chance d’avoir une écoute particulière du groupe et d’avoir près de la moitié des places de cette promotion, se réjouit Yoanna Wiard, directrice des ressources humaines, services Pacifique Ouest, groupe Engie. Il faut dire que nous avons trois usines de nickel et qu’il y a de grands besoins en maintenance industrielle. »
Sans engagement
Concrètement, la formation s’étire sur vingt et une semaines où alternent la théorie, dispensée par l’Afpa (un organisme de formation professionnelle qualifiante pour adultes) à Paris, et les stages dans une des sociétés du groupe.
À l’issue de la formation, le diplômé aura plusieurs options : être titularisé sur le poste occupé en alternance, trouver un autre poste dans le groupe, en Calédonie ou ailleurs, ou poursuivre des études en alternance dans le groupe. « Le tronc commun est suffisamment large pour que l’étudiant, après deux ans de formation, puisse être facilement positionné dans le groupe », précise Yoanna Wiard. Toutefois, il n’y a pas de contraintes de part et d’autre : « Nous ne savons pas comment aura évolué le marché d’ici deux ans. Et si le jeune n’a pas été assidu pendant sa formation, nous n’allons pas le favoriser dans le groupe. »
Un cadeau de plus 2 millions
Si les nouveaux diplômés sont libres de postuler n’importe où dans le groupe une fois le diplôme en poche, Yoanna Wiard mise sur le fait qu’à un moment, les Calédoniens reviendront au pays « avec des compétences », rappelle-t-elle.
Les six premiers Calédoniens à avoir suivi cette formation l’ont complétée en 2014. Aujourd’hui, quatre sont employés par le groupe ENGIE (trois en Métropole et un en Calédonie), un a enchaîné sur une autre formation (et un dernier vient de rentrer au pays). Quant à la cohorte suivante, les cinq étudiants achèvent leur cursus et doivent passer leurs examens en juillet.
Le coût de la formation n’a rien d’une bagatelle : 2,3 millions de francs par étudiant, pris en charge par le Groupe ENGIE.
Quant aux billets d’avion, les étudiants bénéficient de la continuité territoriale. Le stage est également rémunéré – entre 900 et 1 300 euros par mois (de 108 000 à 156 000 francs)- permettant notamment d’assumer les dépenses de logement (au centre d’hébergement de l’Afpa) et les repas. Reste à supporter l’éloignement, gérer son budget et être assidu tant en cours qu’en entreprise.
Mais le jeu en vaut la chandelle. « Au sortir de la formation, non seulement les stagiaires ont un diplôme, mais ils ont acquis de l’expérience et peuvent prétendre à un poste dans le groupe, pose Yoanna Wiard. Ils font coup double. En plus de tout ce que vivre en Métropole va leur apprendre. »
Étapes de sélection
Candidatures à soumettre avant le 10 juin, CV, lettre de motivation, relevés de note des classes de première, de terminale et du bac à : emploi@nc.engie.com. Les candidats passeront un entretien téléphonique, un entretien devant jury à Nouméa et enfin, un dernier en visioconférence avec les entreprises d’accueil qui se positionneront sur l’un ou l’autre des futurs stagiaires. En août au plus tard, le choix des six stagiaires sera fait pour un départ début octobre.
Photo : Groupe ENGIE
Recherche six bacheliers issus des filières techniques, Les Nouvelles Calédoniennes, 21 mai 2016.

