Il y a un an, à la veille des Jeux du Pacifique, on inaugurait le nouveau complexe tennistique provincial. L’objectif, développer ce sport en province Nord, détecter des talents et attirer des tournois ITF. Bilan après douze mois.
Par Aude Perron
Le centre tennistique provincial, à Koné, était bien animé le week-end dernier. C’était les phases finales des rencontres interclubs, un tournoi convivial où quatre des six clubs de tennis de la province (Koné, Koumac, Poindimié et Pouembout) s’affrontaient en matches par équipe. C’est la deuxième année que l’événement était organisé.
En province Nord et sur la zone VKP notamment, le tennis poursuit son ascension. Les chiffres pour 2012 ne sont pas encore sortis, mais si l’on se fie à la quantité de cours et d’animations organisées dans certains clubs mais aussi aux nouveaux venus (beaucoup sont employés à Vavouto) qui s’inscrivent au TC de Koné et Pouembout, il fait peu de doute que le nombre de licenciés, 615 cette année, continue d’augmenter. « Depuis deux ans, le nombre de licenciés augmente de 10 % chaque année », précise Julien Dulaurans, conseiller technique au Centre provincial nord de tennis (CPNT).
Et tous les moyens sont bons pour poursuivre dans cette voie. En plus de l’objectif d’accroître le nombre de gens pratiquant le tennis dans le Nord, le CPNT a pour mission la détection de jeunes talents et la formation de seconde série. C’est chose faite chez les filles avec Samuelle Bull (TC Poindimié), classée 3/6, tandis que les jumelles Lindsay et Lysiane Nekiriai (TC Koné), respectivement 15/2 et 15/1, en sont tout près. « Chez les garçons, nous en avons 5 ou 6 qui sont très prometteurs. On espère les voir passer seconde série d’ici deux ans. Cela prend du temps », dit Julien Dulaurans. Pour motiver les jeunes à s’accrocher dans leur entrainement, le CPNT leur permet de participer à des tournois à l’extérieur de la Calédonie, à la Réunion ou en Métropole.
Dans le même ordre d’idée, le CPNT souhaiterait mettre en place des contrats plus intéressants pour les professeurs de tennis en élargissant leur mandat : de l’enseignement, au club mais aussi dans les communes avoisinantes, de la détection et l’entrainement de joueurs prometteurs et leur accompagnement dans des tournois. « Cela améliorera la situation des enseignants car pour le moment, elle est précaire : ils ont du mal à joindre les deux bouts », confie le conseiller technique.
Enfin, Julien Dulaurans caresse toujours le projet d’organiser au moins un tournoi féminin ITF en 2013. « C’est aussi un des buts d’une structure comme le centre tennistique provincial », rappelle-t-il. Reste à mettre aux normes le 4e terrain du complexe, mais aussi à déterminer le montant des récompenses attribuées : plus elles sont intéressantes, plus le tournoi coûte cher à organiser.
Le tennis fait le break, Les Nouvelles Calédoniennes, 30 juillet 2012.
