Plus de solidarité en Océanie

Hier, une convention a été signée entre la Province Nord et l’association France Volontaires. Un projet expérimental qui doit permettre à des jeunes de voyager et d’aider, en Océanie, mais aussi ailleurs.

Par Aude Perron

La machine est lancée. Après la naissance du service volontaire océanien grâce à un partenariat entre le gouvernement et l’association France Volontaires (voir notre édition du 12 juin), voilà qu’une convention a été signée hier entre cette même association et la Province Nord. « C’est une convention qui doit permettre à nos jeunes de faire de la solidarité, explique Jean-Pierre Djaiwé, 1er vice-président de la Province. Et c’est une façon pour nous de mettre en valeur les jeunes du Nord et de la Calédonie en général. » 

Nul doute, pour les jeunes, c’est l’occasion de vivre une expérience unique et riche sur les plans humain et professionnel. « Ces missions de volontaires offrent aux jeunes un espace de construction alternatif à l’école, fait valoir Gilbert Lamouroux, responsable régional et chargé de mission Pacifique Sud, à l’association France Volontaires. Il s’agit d’une expérience formatrice grâce à l’acquisition et au développement de compétences. » Et ces compétences peuvent concerner tous les domaines : francophonie, animation, périscolaire, aide aux collectivités, bref, là où les besoins se font sentir.

Déjà, le partenariat prend forme. Dix missions ont déjà été identifiées au Vanuatu, un partenaire naturel du Caillou avec lequel des coopérations existent déjà. Ne reste plus qu’à trouver ces jeunes qui relèveront le défi. La Province espère qu’une vingtaine d’entre eux répondront à l’appel. Pour ce faire, elle compte se tourner vers les services d’animation des communes et les différentes associations qui travaillent avec la jeunesse. Et elle vise en majorité des jeunes sans qualification qui n’auraient pas la chance de partir de Calédonie. 

Reste aussi à recruter des tuteurs : ils auront pour tâche d’encadrer le volontaire, de faire le lien avec le tuteur de la structure d’accueil et de l’aider à retrouver la Calédonie après une absence pouvant aller de 6 à 24 mois. « Le tuteur sera aussi là pour valoriser l’expérience que le volontaire aura acquise à l’étranger », précise Jean-Pierre Djaiwé.

Une fois à l’étranger, les jeunes volontaires seront logés et toucheront une indemnité de quelque 80 000 francs par mois. « L’idée, c’est que le volontaire ne soit pas à la charge du pays d’accueil, même si ce dernier finance une partie du coût de sa mission », dit Gilbert Lamouroux. En effet, les missions seront financées à 20 % par le pays d’accueil, à 20 % par la Province et le reste (60 %) par France Volontaires.

« Si le jeune est là pour rendre service, l’idée est qu’il puisse recevoir aussi, poursuit Gilbert Lamouroux. J’ai fait du volontariat au Rwanda, au Cameroun, en Guinée, au Sénégal et je peux vous dire que j’ai reçu plus que je n’ai apporté. »

Photo : A. P.

Plus de solidarité en Océanie, Les Nouvelles Calédoniennes, 1er août 2012.

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