Les CAP passent leur contrôle technique

Jeudi dernier, dix étudiants au CAP mécanique automobile à l’ALP du collège de Koné passaient les dernières étapes de leur contrôle en vue d’obtenir leur diplôme.

Par Aude Perron

Penché sur une Scenic blanche, un étudiant du CAP mécanique auto à l’antenne de lycée professionnel (ALP) du collège de Koné s’affaire à comprendre pourquoi le véhicule ne démarre pas bien. En fait, le jeune homme et son binôme sont en plein contrôle : sur plusieurs jours, ils passent une batterie de tests théoriques et pratiques sous l’œil vigilant de Jean-Claude Cincinnatus, leur professeur. 

Si tout semble se dérouler correctement, l’élève n’est pas encore au bout de ses peines car c’est le vice-rectorat qui aura le dernier mot et lui accordera ou non son diplôme en fonction non seulement des épreuves passées au collège mais également des évaluations de stages en entreprise, que ce soit dans des garages ou sur des véhicules de mine.

En effet, deux chefs d’entreprise prêtent main forte pour apporter le plus de situations pratiques aux élèves et les accueillir en stages. Un rôle dans lequel Nuta Teper, de l’Hyper de l’occasion, à Kataviti, est engagé fortement et ce, depuis 2002 : « Je suis fier de ce CAP. Il forme des mécaniciens avec un bon niveau. Cela peut vraiment changer des choses dans le Nord où il manque de mécaniciens », estime-t-il, ajoutant qu’en huit ans à former des stagiaires, il a remarqué que le niveau des jeunes avait augmenté.

Ce CAP est le seul pôle d’enseignement de mécanique auto en province Nord, qui permet aux jeunes de rester ici au lieu d’aller étudier à Nouméa, loin de leur famille. Si c’est déjà bien, Jean-Claude Cincinnatus ne cache pas qu’il souhaiterait en faire de ce diplôme un bac pro et que les étudiants apprennent à faire de la mécanique non seulement sur les véhicules, mais aussi les bateaux ou les motos, par exemple. 

En attendant, il aurait besoin, entre autres choses, d’un banc de train, d’agrandir l’atelier « pour faire travailler les élèves dans les meilleures conditions possibles », confie Jean-Claude Cincinnatus. Et aussi des modèles de véhicules plus récents sur lesquels s’exercer pour ne pas être à la remorque de la technologie qui ne cesse d’avancer. « Mais c’est ce qui fait que c’est un métier captivant, explique Nuta Teper, car il y a toujours à apprendre. »

Photo : A. P.

Les CAP passent leur contrôle technique, Les Nouvelles Calédoniennes, 20 otobre 2010.

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