Le restaurant d’application de l’ALP du collège de Koné a organisé, sur le thème du bonbon, sa deuxième soirée de l’année pendant laquelle les élèves sont mis en situation réelle.
Par Aude Perron
Il faisait un peu frais mercredi soir dernier. Mais cela n’a pas découragé une cinquantaine de convives de participer à une soirée du restaurant d’application de l’ALP de Koné. C’est seulement la deuxième soirée de l’année pendant laquelle les élèves du CAP AFAT (Activités Familiales, Artisanales et Touristiques) sont mis en situation réelle, avec le stress de se frotter au public et la gestion des imprévus.
Le thème de la soirée ? Le bonbon ! Entre la réglisse, le cola, le carambar et la fraise tagada, Vanessa Dhures, enseignante et responsable du service et de la commercialisation et Etienne Barbier, le chef-cuisinier et enseignant, n’ont pas eu froid aux yeux. Si le choix était audacieux, il a cependant eu l’heur de plaire aux habitués du restaurant de l’ALP, tout comme aux nouveaux venus. « C’est fait avec finesse. Ca passe très bien », témoigne une des convives, commentant sa brochette de mignon de porc en réglisse au zeste d’orange. « C’est vrai que ça peut surprendre, mais il y a une recherche (dans le menu). C’est une démarche qu’on encourage », ajoute une habituée à qui l’on vient de servir une gigolette de poulet au cola.
Et il y a aussi les étudiants à encourager. Le principal du collège par intérim, Eric Davias, était présent notamment pour cela. « C’est important d’être là. Un des principes de la soirée est la reconnaissance des étudiants et de leur travail », confie-t-il, faisant remarquer qu’avec peu, les jeunes ont réussi à créer une ambiance festive.
En effet, derrière cette soirée, il y a un mois de travail en amont, entre l’élaboration du menu, les commandes de marchandises, la préparation à l’avance de certains éléments du repas, la décoration de salle, etc. Et c’est sans compter la journée en tant que telle qui commence à 7h et se termine vers minuit. « Demain, je serai sur les rotules », dit, souriante, Vanessa Dhures. En revanche, la récompense est grande : « Il y a une grande évolution chez les étudiants. Ils sont autonomes, ils ont une meilleure approche du client. Ils sont fiers de leur travail. »
Photo : A. P.
Une soirée sucrée salée, Les Nouvelles Calédoniennes, 20 octobre 2010.

