Hier, les opérations de recherche pour la capture et le baguage des requins-tigres, repérés dans le lagon de Poé, ont repris.
Par Aude Perron
En fin de semaine dernière, alors que les riverains nourrissaient l’espoir de voir la levée de l’interdiction de baignade et d’activité nautique à Poé, au moins deux squales mesurant entre 2,50 et 3 mètres ont été observés, jeudi et vendredi. Et, surprise s’il en est une, il ne s’agissait pas des spécimens précédemment bagués et déportés au large.
Mercredi, une équipe a sillonné de long en large le plan d’eau qui s’étend du récif de Gouaro à la faille de l’îlot Shark à Poé. A la mairie, on multiplie les analyses et les réunions pour comprendre ce qui attire les requins-tigres à Poé. Le comité de gestion participative de la Zone côtière ouest, qui s’estime tenu à l’écart des réflexions et des opérations, a signalé hier qu’il souhaiterait partager quelques pistes.
Le maintien, par la commune, de l’interdiction de baignade est un coup dur pour les professionnels du tourisme. Ils tirent la sonnette d’alarme, pris à la gorge par la chute drastique de l’activité (lire notre édition du 13 mai, Les prestataires touristiques de Poé au bord de l’asphyxie). Depuis l’attaque mortelle du 9 avril, les touristes et les plaisanciers ont déserté les lieux.
Photo : Archives LNC
Les recherches pour capturer les requins ont repris, Les Nouvelles Calédoniennes, 19 mai 2016.

