Ses plantes et ses zombies n’ont malheureusement pas réussi à séduire le jury, lundi soir, au Palais de la bourse, à Bordeaux. Et ce, malgré l’idée originale de s’inspirer du très populaire jeu vidéo « Plants vs Zombies » pour illustrer son sujet de thèse : la rouille des myrtacées.
Par Aude Perron
A la demi-finale de ce concours qui consiste à vulgariser ses travaux de recherche pour les rendre accessibles et d’intérêt public, Julia Soewarto représentait donc l’Université de la Nouvelle-Calédonie et l’IAC. C’est elle qui a remporté la finale locale, qui s’est tenue pour la première fois sur le territoire (lire Un peu d’humour ou d’amour dans ce monde de thésards, jeudi 28 avril 2016).
Tout comme les 27 autres demi-finalistes des universités et des centres de recherche de Métropole et des outre-mer, la doctorante a de nouveau exposé en 180 secondes son sujet. Elle n’a pas été retenue parmi les seize sélectionnés qui ont disputé, mardi soir, l’épreuve ultime. Cette dernière a été remportée par Mathieu Buonafine, de La Sorbonne, à Paris, qui représentera la France à la finale de la francophonie, à Rabat, le 29 septembre.
« Une très bonne image »
Déçu pour son étudiante, le professeur Yves Letourneur, qui a organisé l’étape calédonienne à l’UNC, reste malgré tout « très fier de la très bonne image que l’école doctorale du Pacifique a renvoyé lors de cette demi-finale », qui a permis de souligner « la qualité des travaux de recherche réalisés en Nouvelle-Calédonie ». Et de conclure : « Nous serons encore là l’an prochain ! »
Photo : A. P.
Ma thèse en 180 secondes : la Calédonie bredouille, Les Nouvelles Calédoniennes, 2 juin 2016.

