Nathalie Pleszak : « Nous avons 80 licenciés »

Professeur de fitness en Calédonie depuis plus de cinq ans, Nathalie Pleszak, 38 ans, rentre en Métropole, non sans avoir vu le Nord changer et le sport loisirs se développer. 

Par Aude Perron

Les Nouvelles Clédoniennes : Comment avez-vous atterri dans le nord ? Nathalie Pleszak : Après avoir obtenu mes diplômes d’état en France, je suis arrivée en Calédonie fin 2007 et j’ai travaillé dans les salles de sport à Nouméa pendant un an. L’ambiance m’as-tu-vu des salles de sports en ville, ici ou en Métropole, ne me correspondait pas. Mon objectif était de monter dans le nord. J’aime le rythme de vie ici, le cadre de vie et la proximité avec les gens.

Le fitness n’y est pas très développé. Racontez-nous vos débuts. J’ai commencé comme agent de développement pour le Comité Provincial Nord des Sports et des Loisirs (CPNSL) pendant un an. C’est là que j’ai fait mes armes pour développer mon réseau de contacts et mon association : Nat’Halles. J’ai commencé à offrir sept heures de fitness par semaine, surtout le midi. Je me rappelle, je n’avais pas de voiture et souvent des problèmes avec ma sono ! Cependant, l’association a bien progressé. L’an dernier, je donnais 20 heures de cours par semaine et nous comptons environ 80 licenciés.

Vous avez été soutenue ? Oui. Les cours sont donnés à la salle omnisports de Pouembout, dont les créneaux horaires sont fournis gracieusement par la mairie. Nat’halles reçoit également une subvention de la Province Nord, qui m’a toujours suivie. L’association n’est jamais restée les bras croisés à attendre les financements. Nous avons toujours organisé des buvettes dans les fêtes et les animations. Aujourd’hui, l’association se porte bien et gère un budget de 7 millions de francs par an.

Vous êtes impliquée sportivement et socialement. Dans quel but ? Nous sommes toujours une poignée de licenciées à participer à des courses, comme la VKPéenne, ou faire des démonstrations de fitness, comme à la Journée de la femme ou au Carrefour des Associations. Ce n’est pas au fin fond de la chaine que je vais trouver des licenciées. Je le fais pour aller à la rencontre des autres, montrer quelque chose de différent. Et les mamans participent et dansent avec nous : la Zumba ou le Shbam, du fitness dansé, c’est très ludique.

En cinq ans, vous avez dû voir le nord changer… Quand je suis arrivée, je me rappelle comment, à 10 heures, il n’y avait personne au village. Aujourd’hui, il y a du monde partout. Et il y a eu Vavouto. J’y ai travaillé comme patentée depuis mai 2010 : une heure de cours et deux heures de plateau musculation chaque semaine. Ce sont souvent des Asiatiques : ils travaillent six jours semaine et ont besoin de cette soupape. 

Que retiendrez-vous de la Calédonie ? Les gens, l’ambiance familiale et conviale. Et il y a beaucoup de choses à faire ici. J’emporte aussi des souvenirs sportifs tels que les raids, la Transcal ou le trail de 63 kilomètres à la Réunion. Là, je faisais du sport pour moi !

Photo : A. P.

« Nous avons 80 licenciés », Les Nouvelles Calédoniennes, 28 mai 2013.

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