Numa-Daly se remet petit à petit du concert de Johnny

Le rockeur préféré des Français s’est envolé, mais le travail n’est pas fini pour autant au stade de Magenta. Les techniciens d’Oceania devraient finir de démonter la scène du mégaconcert aujourd’hui.

Par Aude Perron

Le silence est revenu au stade Numa-Daly, à Magenta. Difficile de croire qu’il y a quelques jours à peine, la voix inimitable de Johnny Hallyday résonnait ici, électrisant 12 000 fans venus des quatre coins du Caillou pour le concert événement. Et pourtant, dans quelques heures, il ne restera plus rien du passage de la star et de sa mégascène.

Le stade n’a pas subi de dégâts

Un travail de fourmi, en coulisses, qui a commencé dès vendredi soir, après les derniers applaudissements. D’abord, renvoyer le système de son en Nouvelle-Zélande où il avait été loué. Puis, samedi, c’était au tour des écrans géants de tirer leur révérence, suivis d’une partie de la scène sur laquelle le rockeur a fait le show. Reste encore les éclairages et les structures. « On n’a jamais fait aussi gros », résume Sébastien Boudarel, gérant de la société Oceania, prestataire du son et de la lumière, qui, pour l’occasion, a notamment fait l’acquisition de 60 projecteurs supplémentaires et des deux écrans géants à LED. « Juste en technique, il y en a pour 25 millions, enchaîne-t-il. Mais à artiste exceptionnel, il faut un système exceptionnel. »

Lundi après-midi, deux représentants de la Direction de la jeunesse et des sports (DJSNC) et de la Direction des infrastructures, de la topographie et des transports terrestres (DITTT) se sont rendus sur place pour faire un état des lieux. Une réunion de « remise de l’ouvrage » entre SA Productions et le gouvernement, qui a mis le stade à disposition du 18 avril au 4 mai inclus, est prévue aujourd’hui, en fin de journée. Mais déjà, Pierre Forest, à la tête de la DJSNC, est rassuré : « Au premier coup d’œil, il n’y a pas grand-chose. »

Rebelote et invité mystère en octobre

Certes, un bon coup de jet est nécessaire sur le tronçon de piste sur lequel était posée la scène. La pelouse est également jaune par endroits, ayant manqué de soleil pendant les quelques jours passés sous des plots, des barrières ou des contreplaqués bakélisés. « Mais nous n’étions pas inquiets pour la pelouse, d’autant plus qu’il n’a pas plu. Le souci, c’est la piste en tartan, mais a priori, il n’y a pas de dégâts, pas de brûlures de cigarettes. »

Et maintenant ? Chez Oceania, la vie ne s’arrête pas pour autant, loin de là : dans six mois, c’est rebelote, à l’hippodrome Henry-Milliard cette fois, pour un concert de rock où, comme pour Johnny, 10 000 à 12 000 spectateurs sont attendus. Impossible d’en savoir plus, pour l’instant, sur l’identité de l’artiste ou du groupe invité. « Ce sera la même configuration qu’ici », prévoit Sébastien Boudarel, qui compte avoir recours à la même équipe, soit douze techniciens locaux et trois collègues néo-zélandais. « On est content : on n’aura pas fait nos investissements pour rien. »

Pelouse au repos pour un mois

La piste d’athlétisme sera de nouveau disponible pour les coureurs et autres, à partir de lundi. Quant à la pelouse du stade, elle sera inaccessible pendant tout le mois de mai. Rien à voir avec une dégradation due au concert de Johnny.

Il s’agit plutôt d’une procédure annuelle pour entretien et repos de la pelouse. Habituellement, cette jachère a lieu au mois de juin ; elle a simplement été avancée pour emboîter le pas à Johnny. Les scolaires, clubs de foot et autres lanceurs de javelot pourront y reprendre leurs habitudes à partir du mois de juin.

Photo : Thierry Perron

Numa-Daly se remet petit à petit du concert de Johnny, Les Nouvelles Calédoniennes, 4 mai 2016.

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