Jeudi dernier, la première cohorte d’une formation de constructeur professionnel de voieries et réseaux recevait les résultats de son examen oral et pratique.
Par Aude Perron
Il y avait de la nervosité dans l’air, jeudi dernier, à Baco. Devant les salles de cours, une dizaine de stagiaires attendait que les membres du jury finissent de délibérer pour savoir si, oui ou non, ils ont passé avec succès une formation qualifiante de constructeur professionnel de voieries et réseaux. D’ailleurs, le grand chef de Baco, Jacob Wabealo, était présent pour les encourager : « Je suis la pour soutenir les stagiaires, qu’ils aient leur attestation ou non. Pour ceux qui n’auraient pas réussi, ce n’est pas un échec. Ils ont maintenant une certaine expérience. C’est un début. Ils ont fait un pas. »
Il faut dire que les stagiaires y ont consacré les neuf derniers mois, entre les cours et les quatre semaines en entreprises. Et l’examen pratique n’était pas des plus faciles. Ils avaient douze heures pour réaliser une implantation d’ouvrage de voierie et mettre en place des canalisations, des bordures, des caniveaux, un pavage, un dallage et un goudronnage. Le tout sous les yeux attentifs des membres d’un jury professionnel, indépendant de l’organisme de formation, Banian Ingénierie et Formation (BIEF).
Cette formation doit leur permettre de trouver du travail dans des entreprises locales du BTP, car tous sont des demandeurs d’emploi. « Cette formation, c’est 20 % de théorie sur le métier, mais il y a aussi une part de remise à niveau, surtout en mathématiques, une part de savoir-être et le reste, c’est de la pratique, sur le plateau technique et en entreprise », conclut Christian Fèvre, chargé de développement et responsable formation secteur BTP, chez BIEF.
Les résultats :
Le titre se décompose en 4 certificats de compétence professionnelle (CCP)
3 candidats ont eu le titre
3 candidats ont eu 3 CCP
1 candidat a eu 2 CCP
3 candidats n’ont rien validé
Première fournée de qualifiés, Les Nouvelles Calédoniennes, 6 juin 2012.
