Rasta Rocket sauce tongienne

Décembre 2008. Nous sommes à un peu plus d’un an des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver et le Royaume de Tonga caresse le projet fou d’y être représenté par un athlète du pays. Dans quel sport ? En luge, tiens, pourquoi pas ?

Par Aude Perron

Débarque alors un binôme d’entraîneurs allemands, car ce sont eux qui dominent la discipline. Alors un samedi, sur une piste à peine pentue, au milieu de la végétation luxuriante, commencent les tests pour trouver « un coco volant », un futur lugeur. Et c’est là qu’est repéré Fuahea Semi, alias Bruno Banani, un étudiant en informatique de 21 ans. « C’est lui qui maintient la tête le plus bas. Et il ne voulait pas mettre de casque », analyse la coach allemande. « Justement, c’est plutôt stupide, non ? » répond son collègue.

Mais le choix sera le bon car Bruno se prête aux entraînements sans broncher. Six heures par jour. Sa progression impressionne. Il prend le départ des débutants, puis des juniors, des femmes. Puis, à trois mois des jeux de Vancouver, il est enfin prêt à se lancer pour le départ des hommes…

Being Bruno Banani est touchant. Un rêve complètement fou qui va devenir réalité. Cela nous touche d’autant plus que le personnage principal est un enfant du Pacifique. On reconnaît son humilité et sa douceur. Le respect et l’affection qu’il porte à ses parents. Being Bruno Banani, c’est une jolie histoire comme on les aime.

Rasta Rocket sauce tongienne, Les Nouvelles Calédoniennes, 26 octobre 2015.

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