Hier, la Province a tenu son assemblée. Le point de cette séance : l’adoption d’un plan pluriannuel de fonctionnement (PPF), censé lui permettre de gérer ses dépenses au mieux.
Par Aude Perron
Au delà des nombreuses subventions qui ont été accordées et des quelques modifications de délibérations qui ont été adoptées, c’est un plan pluriannuel de fonctionnement (PPF) sur les exercices allant de 2013 à 2016 qui a été présenté hier. C’est la suite logique des choses puisqu’en 2011, la collectivité s’est dotée d’un plan pluriannuel d’investissement (PPI). Tandis que le PPI est « une capacité à réaliser, le PPF est une capacité à pérenniser le financement des projets », résume-t-on. Dans les faits, il s’agit d’un outil de maîtrise des recettes et des dépenses de la partie fonctionnement du budget. « Il faut être vigilant dans la manière d’exécuter un budget. Les postes doivent être maîtrisés pour éviter d’appauvrir le fond de roulement. Ce dernier doit servir à l’investissement et non au fonctionnement», rappelle Billy Forest, en charge de la Direction des Finances et du Budget. Etabli sur quatre ans, il permet de tenir compte des évolutions fiscale, économique, législative, politique et sociale.
Parmi les postes de dépenses, trois représentent à eux seuls 76% du budget de fonctionnement de la collectivité : la masse salariale (37%), les aides sociales (25%) et les subventions (14%). « Les maîtriser veut dire maîtriser les dépenses de fonctionnement », dit Billy Forest. Il est donc proposé des taux d’évolution de ces dépenses variant entre 1 et 4%. Pour autant, pour le directeur des finances et du budget, le PPF n’est pas un dispositif de restriction ou rigueur budgétaire : « C’est une outil de gouvernance vers une plus grande efficience budgétaire. Pour cela, il faut respecter les taux d’évolution des dépenses fixés. »
Plusieurs élus ont salué le PPF, dont Daniel Goa (UC) qui fait remarquer que d’autres collectivités devraient se doter de tels plans d’investissement et de fonctionnement. « Avant de toucher à la clé de répartition, il faut que tout le monde ait les mêmes règles de fonctionnement. Il faut qu’on puisse discuter sur les mêmes bases. »
Sous le signe de l’efficience, Les Nouvelles Calédoniennes, 27 avril 2013.
