Si le Nord ne connaissait à peu près rien du speedball il y a trois ans, force est de constater qu’il en est autrement aujourd’hui : jeunes et moins jeunes auraient même la piqûre.
Par Aude Perron
Un vendredi soir il y a trois ans, Ludovic Piquet, éducateur sportif au Comité provincial Nord des sports et loisirs (CPNSL), animait une de ses toutes premières actions de sensibilisation au speedball, sur les terrains de tennis de Pouembout. Une vingtaine de curieux s’était essayé à ce sport de raquette, né au tout début des années soixante. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de faire les présentations puisque Ludovic Piquet ne rate pas une occasion de le promouvoir à travers la province : foires, événements culturels ou sportifs, et ce, à la demande des associations et institutions. « Nous sommes très sollicités, dit-il. Nous faisons plusieurs animations par mois. Nous avons dû toucher plusieurs milliers de jeunes et adultes depuis le début de nos interventions. »
L’éducateur sportif accorde une attention toute particulière aux élèves du primaire, un excellent public selon lui : « C’est un sport qui est accessible aux enfants dès l’âge de cinq ou six ans. En plus d’être ludique, il développe la coordination et la motricité. » Autre avantage et non le moindre, il peut se pratiquer à peu près partout, même à la plage. « Il faut peu de matériel et peu d’espace, confirme Ludovic Piquet. On peut y jouer seul, à deux ou à plusieurs. Et les risques de blessures sont minimes. » Sa popularité et sa facilité d’accès font que l’USEP a donné son accord pour que le speedball devienne le sport de raquette du primaire dès 2015. Bref le speedball a tout bon, même pour les particuliers qui achètent des kits (à 30 000 francs) auprès du comité.
Mais le comité régional Sport pour tous (qui fait la promotion de ce sport), ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Ce serait bien faire accéder certains jeunes à des compétitions et les envoyer en championnat de France, par exemple. C’est la prochaine. » En attendant, le speedball sera présent à la conférence de la jeunesse océanienne en décembre prochain où 1000 jeunes de l’Océanie (dont 500 Calédoniens) sont attendus. Comme vitrine, on peut difficilement faire mieux.
Très populaire speedball, Les Nouvelles Calédoniennes, 10 juillet 2013
