Un bon bouillon de culture

Le Lycée agricole de Pouembout vient de dresser le bilan de sa saison culturelle. Et une conclusion semble s’imposer : ce fut un grand succès.

Par Aude Perron

« Je suis comblée. Je suis ravie. » C’est en ces termes que Lêdji Bellow, professeur d’éducation socioculturelle (ESC) décrit son sentiment à l’égard de la saison culturelle au Lycée agricole de Pouembout qui vient de prendre fin. Nul doute, cette saison a été riche en événements : conférences, cinéma et vidéo, danse, théâtre, musique, arts visuels, poésie, patrimoine, il y en avait pour tous les goûts. Pour ce faire, le Lycée a pu compter sur des partenaires institutionnels, encore plus nombreux cette année. « C’est la première année qu’on a autant de partenaires et certains ont été très généreux », témoigne Lêdji Bellow. 

Quant aux artistes, ils ont été nombreux à répondre à l’appel de l’établissement scolaire. Certains se sont montrés très disponibles pour les lycéens, comme l’artiste peintre cubain Hans Vergara qui, pendant l’exposition de ses tableaux, a donné un atelier de portrait. Même chose pour Francia Boi, qui a également donné une initiation aux techniques de dessin. Les élèves ont donc touché la peinture, le dessin, mais ont également produit des courts-métrages que d’autres ont dû présenter devant public, Ce sont là autant d’occasions de mises en situation et de se frotter avec les réalités du monde professionnels. Certains de ces exercices pratiques sont mêmes notés !

L’Association socioculturelle des élèves du lycée, Plantule, a également mis l’épaule à la roue en organisant des sorties, des ateliers de musique et de danse et des soirées où sont justement présentés le travail accompli dans ces ateliers. « L’investissement des élèves varie d’une année à l’autre, mais Plantule demeure une association très vivante », confirme Willy Lacan, professeur d’ESC, également présent pour faire ce bilan annuel.

Pour les jeunes, ces ateliers, ces manifestations et ces contacts avec des artistes venus de toutes les disciplines et tous les horizons sont autant d’occasions de découvrir l’art et découvrir leur potentiel. « C’est un bonheur pour nous de voir les élèves se découvrir un talent qu’ils ne se connaissaient pas, dit Marie Goffinet, qui enseigne, elle aussi, l’éducation socioculturelle. On a tous besoin d’un espace d’expression et de liberté qui nous met en valeur. » « Les élèves apprécient vraiment les efforts que l’on fait. Je vis cette année comme un aboutissement », conclut Lêdji Bellow.

Un bon bouillon de culture, Les Nouvelles Calédoniennes, 13 décembre 2010.

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